DossierCameroun, les défis de la croissance

18/01/2010 à 10h:16 Par Théophile Kouamouo
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Alors que le bilinguisme institutionnel se bâtit avec de grandes difficultés, le pidgin English, sorte d’anglais dialectal empruntant quelques mots aux langues nationales, s’est imposé depuis longtemps comme langue des échanges et du commerce, y compris en zone considérée comme francophone.

Le pidgin s’est diffusé en dehors de l’éducation classique, sans l’aide de livres ou de manuels, sans intervention étatique. « Ma grand-mère n’est jamais allée à l’école ; elle ne parle ni français ni anglais, mais elle parle pidgin », confie un trentenaire camerounais. Bien entendu, de nombreux locuteurs de pidgin s’affolent dès lors qu’on s’adresse à eux dans un anglais correct et font bien savoir qu’ils ne comprennent rien au grammar English.

Mélange des deux langues officielles et de plusieurs langues nationales, bien plus développé en pays francophone, le « camfranglais » s’est également imposé comme une forme de créole qui puise dans des apports différents, et qui peuvent sembler antagonistes, pour bâtir une nouvelle identité.

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