DossierClimat : à la recherche du temps perdu

14/12/2009 à 17h:07
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Personne n’y comprend rien. Même un ministre africain de l’Environnement, interviewé par J.A., s’est récemment emmêlé les pinceaux : « Le continent a besoin de 65 milliards d’euros, euh, à moins que ce ne soit des dollars… » De combien le continent a-t-il réellement besoin ? De beaucoup, c’est une évidence. Qui doit payer ? Les pays riches, bien entendu. Sur cela, au moins, tout le monde est d’accord. Enfin presque.

Car, quand on commence à préciser les chiffres, tout se gâte. L’Afrique demande officiellement 65 milliards de dollars par an, au minimum. « Mais nous pouvons être flexibles », dit le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi. La Banque mondiale, quant à elle, parle de 475 milliards de dollars d’ici à 2030, soit plus de 23 milliards par an. Problème : seulement 5 % de ces fonds sont immédiatement disponibles. Et les besoins du continent iront croissant. Le centre britannique de recherche Grantham Institute pense qu’ils atteindront 52 à 68 milliards par an en 2030. C’est-à-dire ce que demandent les Africains dès aujourd’hui.

Autre problème : jusqu’à présent, personne ne veut payer. En septembre, l’Union européenne a pourtant avancé un chiffre oscillant entre 33 et 74 milliards de dollars par an, en fonction des actions mises en œuvre. Encore faut-il s’assurer que ces nouveaux financements ne viendront pas « mordre » sur ceux de l’aide classique…

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