Le Douala Stock Exchange (DSX), au Cameroun, et la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), à Libreville, sont nés tous deux au début des années 2000. Les deux établissements se sont rapidement neutralisés. En janvier dernier, l’introduction en Bourse de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) a porté à trois le nombre d’entreprises cotées à Douala ! À Libreville, seul l’emprunt obligataire de 100 milliards de F CFA (152,45 millions d’euros) lancé en août 2008 par l’État gabonais a sorti la BVMAC de la torpeur. L’avantage, c’est qu’aucun krach boursier ne menace les deux places !
Une action de rapprochement est néanmoins à l’ordre du jour du Conseil des ministres de la Cemac, prévu le 13 décembre. Débouchera-t-il sur du concret ? La double cotation, à la DSX et à la BVMAC, de l’emprunt obligataire (20 milliards de F CFA) de la Cemac, levé du 23 novembre au 7 décembre par la Société financière internationale (SFI), démontre qu’une collaboration est possible. Mais cela ne sera peut-être pas suffisant pour dynamiser le marché boursier d’Afrique centrale. « Rien n’interdit que deux Bourses cohabitent dans une même zone. En revanche, ce qui est un problème en Afrique centrale, c’est le peu d’entreprises disposées à se faire coter et à lever des capitaux en Bourse », juge Gabriel Fal, le patron de CGF Bourse, à Dakar. Et là, le sommet de la Cemac n’y pourra rien. Au moins dans l’immédiat.
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