DossierLes 12 travaux d'Ali

17/11/2009 à 11h:39
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article

Le discours de politique générale du Premier ministre, Paul Biyoghé Mba, prévu dans les quarante-cinq jours après l’investiture du chef de l’État fournira de précieuses indications sur la feuille de route délivrée à chaque ministre en charge des dossiers économiques. Et, de ce point de vue, la loi de finances 2010, actuellement en préparation, sera l’acte fondateur du nouvel exécutif. La philosophie est d’ores et déjà définie : 40 % du budget seront consacrés aux investissements. Comment ? En faisant des économies sur le reste, c’est-à-dire l’accessoire et le futile.

Un gouvernement resserré, la fin des placards dorés et des postes de prestige au Palais, le plafonnement des rémunérations accordées aux dirigeants des sociétés d’État, les audits sur les effectifs et la masse salariale dans la fonction publique ainsi que sur la dette de l’État… Si toutes ces mesures sont censées incarner la rupture politique, elles ont aussi un objectif des plus prosaïque : serrer la ceinture. L’État gabonais est entré dans un nouveau cycle : celui de la rigueur budgétaire. « Omar Bongo Ondimba a géré le pays comme un bon père de famille. Les choses vont changer et les Gabonais vont devoir apprendre à travailler », promet un proche du nouveau président.

« Nous ne pensions pas que le président irait si vite et aussi loin. Ces premières mesures sont de nature à relancer la machine économique qui s’était grippée », estime Marcel Abéké, le directeur général de la Comilog. De fait, après une estimation de 0,7 % de croissance pour 2009, le Fonds monétaire international a revu ses projections à la baisse : – 1 %. Le pétrole (53 % du PIB), l’industrie forestière et l’exploitation de manganèse (8 %) sont les trois piliers sur lesquels Libreville peu s’appuyer, puisqu’ils génèrent des recettes. Après le temps des incertitudes politiques et de l’attentisme économique, le président doit remettre le pays en ordre de marche. Pas simple mais pas insurmontable.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Donner un nouveau souffle au PDG

Article précédent :
Gérer la famille

Flux RSS Jeune Afrique - Tenez-vous au courant des derniers articles publiés en souscrivant au fil d'information RSS de Jeune Afrique - En savoir plus
Widget jeune Afrique - Rassemblez les actus, les photos et les vidéos sur votre page personnalisée - EN SAVOIR PLUS