DossierLes 12 travaux d'Ali

17/11/2009 à 11h:12 Par Georges Dougueli
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« Le vrai changement n’est pas seulement un changement de cap, mais un changement de mentalité », déclarait déjà Ali Bongo Ondimba (ABO), le 19 septembre 2008, lors du congrès du Parti démocratique gabonais (PDG). Jusqu’à présent, « c’est peut-être la méthode qui a manqué », osera-t-il même ajouter. La méthode ? Il semblait déjà la peaufiner en secret, aidé par les nombreux contre-exemples de la gouvernance de « chef de village batéké », paternaliste et prodigue.

Son premier défi sera donc d’imprimer sa marque. Le nouveau président a d’autres référents, plus proches du pragmatisme anglo-saxon. D’où le choix de faire apparaître de nouveaux visages et d’afficher sans attendre un style plus moderne. Ce renouvellement l’a obligé à se débarrasser de certains fidèles de son père qui, pourtant, l’avaient fait roi en soutenant son investiture, par instinct de conservation pour certains et par loyauté à OBO pour d’autres.

Son deuxième challenge sera de rompre avec l’immobilisme ambiant, et d’insuffler la culture du résultat à une classe dirigeante « fonctionnarisée » et anesthésiée par le confort de l’économie de rente. « Nos concitoyens sont devenus très exigeants », déclare-t-il. L’objectif est de faire du Gabon un pays « émergent » à brève échéance. Reste à trouver des hommes capables de jouer la belle musique écrite par le nouveau maestro…

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