Les grands crus du vignoble champenois font fureur en Afrique. En 2008, plus de 3,1 millions de bouteilles de champagne ont été expédiées sur le continent, soit près de 1 % des exportations mondiales. C’est peu en valeur absolue, mais ce chiffre est en constante progression. Et si les acheteurs africains doivent apprendre à partager, du fait de l’explosion des marchés émergents – plus de 1,3 million de bouteilles ont été vendues en Russie en 2008 contre 140 000 en 1999, et la consommation de la Chine est passée de 20 000 à près de 900 000 sur la même période –, ils restent de bons clients.
Le pétrole profite au champagne. Classé au 27e rang mondial, le Nigeria est le premier marché du continent avec une croissance de 184 % depuis 2005. Viennent ensuite l’Afrique du Sud, le Maroc, le Gabon, la Côte d’Ivoire et Maurice, qui maintiennent leur rang. Le Cameroun est, en revanche, un cas à part : après une baisse sensible des commandes – sans doute l’effet de la contrefaçon en provenance du Nigeria –, les grands crus reviennent en force.
Parmi les clients émergents, on citera les pays plus récemment admis dans le club très sélect des producteurs de pétrole, comme l’Angola et la Guinée équatoriale. Enfin, les missions de l’ONU constituent également un débouché non négligeable pour les vénérables maisons Laurent Perrier ou Moët & Chandon… En RD Congo, la consommation a plus que triplé entre 2005 et 2008.
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