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DossierPétrole: l'Afrique face à la chute des cours

19/12/2008 à 15:33
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Du côté de la dizaine de pays producteurs que compte le continent, les réserves de change des Banques centrales ont bondi en raison du boom des cours de l’or noir. Au Nigeria, elles sont passées de 45 milliards à 65 milliards de dollars en moins de deux ans. En Algérie, elles sont passées de 75 à près de 140 milliards. Avec un baril dont le prix a été divisé par trois, les entrées de devises ralentiront très nettement. Tout comme la croissance d’un pays comme la Guinée équatoriale, dont plus de 90 % de l’économie dépend du pétrole. Au Gabon, près de la moitié du PIB est issue des champs pétrolifères, tandis qu’au Cameroun un tiers des recettes publiques de 2007 en provenaient.

Ces États ne seront pas les plus touchés car ils ont profité de ces dernières années pour réduire leurs dettes, tout comme le Nigeria ou l’Algérie. Du côté des pays importateurs, qui constituent la majorité des pays africains, le maintien du baril à un niveau raisonnable est une bonne nouvelle. Si cette situation devait se prolonger, elle permettrait de ralentir l’inflation, de soulager la pression sur le pouvoir d’achat des populations et de relâcher les contraintes sur les budgets des États. La croissance économique de ces pays, qui a été chaque année inférieure de plus de 1 point à celle des pays pétroliers, devrait par conséquent progresser.

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