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DossierQuébec accueille la Francophonie

11/12/2008 à 13:31
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Parler du Québec comme d’un haut lieu de la langue française, cela semble aller de soi. Et pas seulement parce que sa capitale accueille la prochaine conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie.
Car cette langue française, les Québécois, comme les Acadiens, noyés dans cet océan anglophone qu’est l’Amérique du Nord, se sont battus sans compter pour la préserver, depuis le passage de leur territoire sous l’autorité de la couronne britannique, en 1763. Après avoir ployé, deux siècles durant, sous le joug des Anglais, et résisté de toute leur âme à la volonté de ces derniers de les assimiler (sur le plan linguistique aussi bien que religieux), ils ont vécu une véritable renaissance au début des années 1960, avec l’accession au pouvoir du Parti libéral.
On a alors parlé de « révolution tranquille » pour qualifier les bouleversements que connut la société québécoise après le transfert de compétences du pouvoir fédéral vers l’État provincial. Aux réformes dans les domaines économique et social, qui permirent un développement accéléré, s’ajouta la mise en place de réglementations visant à promouvoir l’usage du français… Avec, en point d’orgue, la charte adoptée par le gouvernement souverainiste de René Lévesque, en 1977, qui en a fait la seule langue officielle de la province. Aujourd’hui, près de 80 % des 7 millions de Québécois sont francophones de langue maternelle, les autres parlant tous, peu ou prou, cette langue.
Après avoir pris en main son destin, le Québec a pu s’ouvrir aux autres. Le monde entier a découvert l’existence de grandes entreprises canadiennes « francophones », telles que Bombardier ou Hydro-Québec. Dans ce processus d’affirmation internationale, les artistes ont joué un rôle non négligeable. Qui, en France, comme au Sénégal, en Tunisie ou au Liban, n’a jamais eu envie de découvrir cette lointaine contrée en écoutant les chansons de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault, de Robert Charlebois ou de Diane Dufresne ?
Le Québec s’est aussi distingué par son action dans le domaine de la solidarité internationale. Celle-ci s’exprime pour une bonne part à travers l’Agence canadienne de développement international (ACDI), active sur le continent africain depuis le début des années 1970, et dont la province francophone est un important contributeur.
Enfin, et surtout, peut-être, grâce au combat des Québécois et des autres communautés francophones du pays pour la reconnaissance de leur identité, c’est l’ensemble du Canada qui s’est transformé en pays multiculturel. Une évolution symbolisée - et de quelle manière - par la nomination en 2005 de Michaëlle Jean, immigrée haïtienne au Québec, au poste de gouverneur général.
Pour ce qui est des habitants de la ville de Québec, où le sommet se tiendra du 17 au 19 octobre, la grand-messe de la famille francophone aura une saveur particulière puisqu’elle s’inscrit dans les événements marquant le 400e anniversaire de la fondation de leur ville par Samuel de Champlain, qui a marqué le début de l’aventure francophone dans les Amériques.

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