L'Union Européenne (UE) maintient les sanctions contre le Zimbabwe. Les 27, dont une délégation doit se rendre dans le pays ce week-end, estime que c'est la "mauvaise administration" qui est au coeur des problèmes et non les mesures de rétortions.
L'Union européenne (UE) n'est "pas prête" à lever les sanctions imposées au Zimbabwe, a déclaré jeudi le Premier ministre suédois Frederick Reinfeldt, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE, avant le départ d'une délégation européenne à Harare.
"Je souhaite être clair: l'UE n'est pas prête à lever les restrictions que nous maintenons sur le Zimbabwe", a déclaré M. Reinfeldt.
"Ce ne sont pas les restrictions qui causent des problèmes au Zimbabwe, c'est une mauvaise administration (. . . ) qui ne respecte pas les droits de l'Homme", a déclaré le Premier ministre suédois, au cours d'une allocation publique à Johannesburg.
L'Europe en voyage au Zimbabwe
M. Reinfeldt s'est également entretenu avec le président sud-africain Jacob Zuma jeudi.
L'Afrique australe a demandé la levée des sanctions contre le Zimbabwe pour y promouvoir les investissements, sans vouloir protéger le président Robert Mugabe, a déclaré mercredi le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe devant le Parlement au Cap.
M. Mugabe accuse régulièrement l'Europe et les Etats-Unis d'être responsables de la crise économique dans son pays.
L'UE a annoncé l'envoi ce week-end d'une délégation de haut niveau au Zimbabwe, pour la première fois depuis l'imposition de sanctions en 2002, afin d'étudier un éventuel dégel de son aide au développement.