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Prise d'otages d'In Amenas : une semaine après, le bilan humain reste très flou

25/01/2013 à 18:20 Par Benjamin Roger
L'exploitation gazière algérienne d'In Amenas. L'exploitation gazière algérienne d'In Amenas. © AFP

Une semaine après la prise d’otages perpétuée par un commando terroriste sur le site gazier de Tiguentourine, aucun bilan officiel définitif n’a été fourni par les autorités algériennes. Selon les dernières déclarations du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, au moins 37 otages étrangers, un agent de sécurité algérien et 29 ravisseurs ont été tués.

Samedi 19 janvier, à la mi-journée, les membres du GIS (Groupe d’intervention spéciale), les forces spéciales algériennes, lancent l’assaut final contre les derniers terroristes encore retranchés dans l’usine du site gazier de Tiguentourine. Les onze ravisseurs exécutent sept ressortissants étrangers avant d’être abattus par les soldats algériens. La prise d’otages d’In Amenas est terminée.

Le surlendemain, lundi 21 janvier, le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal tient une conférence de presse à Alger. Après quatre jours de confusions, il livre un  bilan officiel et provisoire du nombre de victimes de l’attaque terroriste d’In Amenas. D’après lui, au moins 37 otages étrangers, un agent de sécurité algérien et 29 ravisseurs ont été tués. Cinq jours plus tard, les autorités algériennes n’ont pas communiqué de nouvelles estimations et le bilan humain reste encore très flou.

D’après nos calculs, 30 étrangers tués lors de l’attaque d’In Amenas ont été identifiés par leurs chancelleries respectives. Parmi eux figurent :

-    10 Japonais
-    8 Philippins
-    3 Américains
-    3 Britanniques et 1 résident en Grande-Bretagne
-    2 Norvégiens
-    2 Roumains
-    1 Français

Sept travailleurs expatriés manquent toujours à l’appel. Il s’agirait de 3 Norvégiens, 3 Britanniques et 1 Philippin. Lors de l’attaque du site gazier d’In Amenas, trois membres du commando terroriste ont réussi à prendre la fuite. Les forces de sécurité algériennes les soupçonnent d’avoir capturé une partie de ces étrangers portés disparus.

L’agent de sécurité tué par les jihadistes est Mohamed Amine Lahmar, un Algérien de 31 ans originaire de Tiaret. Posté à l’entrée du site gazier, il a tenté de repousser l’assaut avant de succomber sous les balles des islamistes radicaux.

Le week-end dernier, les autorités algériennes avaient annoncé que 107 expatriés et 685 Algériens avaient pu être libérés. Parmi les otages étrangers libérés, dont le rapatriement a été officialisé par leurs gouvernements respectifs, se trouvent :

-    22 Britanniques
-    12 Philippins
-    8 Norvégiens
-    7 Américains
-    7 Japonais
-    3 Belges
-    3 Français
-    3 Malaisiens
-    3 Turcs
-    1 Irlandais
-    1 Autrichien

Du côté des preneurs d’otages, Alger a annoncé que 29 terroristes, d'au moins six nationalités différentes, avaient été tués lors de l’assaut des forces spéciales algériennes. Parmi les jihadistes identifiés figureraient :

-    11 Tunisiens
-    3 Algériens
-    2 Nigériens
-    2 Canadiens
-    1 Mauritanien
-    Des Égyptiens et des Maliens feraient également partie du commando.

Enfin, d’après l’hebdomadaire français Paris Match, qui cite des sources proches du renseignement algérien, cinq ravisseurs auraient été faits prisonniers et non trois comme précédemment annoncé.

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Benjamin Roger (@benja_roger)

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