Fermer JeuneAfrique.com

Bénin : le pape achève sa deuxième visite africaine par une grand-messe

21/11/2011 à 09:25 Par Jeune Afrique
Le pape Benoît XVI célèbre la messe, le 20 novembre 2011 à Cotonou, au Bénin. Le pape Benoît XVI célèbre la messe, le 20 novembre 2011 à Cotonou, au Bénin. © AFP

Le pape Benoît XVI a achevé sa visite de 48 heures au Bénin par une messe géante dans le stade de Cotonou. Bilan du deuxième voyage officiel du pontife sur le continent africain.

Fin de visite africaine pour le pape Benoît XVI, qui a quitté dimanche le Bénin peu après 16h30 locales en affirmant avoir « une estime et une affection particulières » pour l'Afrique, « une terre d'espérance » à ses yeux. Son séjour de 48 heures était le deuxième sur le continent en six ans et demi de pontificat, après celui au Cameroun et en Angola en 2009.

Avant de prendre congé de Cotonou, le pape a célébré durant deux heures une messe géante dans la matinée, devant 50 000 personnes au Stade de l'amitié, et 30 000 à l'extérieur devant des écrans géants (chiffres du Vatican).

Pendant que Benoît XVI faisait un tour d'honneur en papamobile, la foule applaudissait chaque apparition du soleil entre les nuages, lançant des « Jésus ! » ou des « Merci seigneur ! » dans une ambiance extatique. Puis, dans son homélie, le pape a invité les Africains à ne pas idolâtrer le pouvoir et l'argent, prônant la générosité envers « ceux qui sont mis de côté ».

Feuile de route à l'Église africaine

« Alors que tant de familles sont séparées, exilées, endeuillées par des conflits sans fin, soyez les artisans de la réconciliation et de l'espérance », a-t-il demandé ensuite lors de la prière de l'Angélus. La veille, à Ouidah (40 km à l'ouest de Cotonou), cœur du vaudou mais aussi du catholicisme béninois, la pape avait signé l'« exhortation apostolique » à l'issue d'une réunion avec les évêques venus de tout le continent.

Il s'agit d'une feuille de route adressée à l'Église catholique africaine pour les prochaines décennies. Dans ce texte de 135 pages, le pape demande aux catholiques de se positionner fermement sur la réconciliation, la défense de la famille et la bonne gouvernance.

Sur la question sensible du sida, où il était très attendu car l'Afrique compte quelque 70% des 34 millions de séropositifs dans le monde, Benoît XVI s'est limité à affirmer que le problème exige « une réponse médicale et pharmaceutique » mais est « avant tout éthique ». Discours moralisateur assez habituel, mais placé dans l'air du temps : samedi au palais présidentiel, Benoît XVI avait dénoncé la corruption et mis en garde contre la « revanche », « parfois violente », des peuples. Printemps arabe oblige...

(Avec AFP)

Tous droits de reproduction et de représentation