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Mali : des ex-combattants Kadhafistes ont mis la main sur des armes françaises

31/08/2011 à 10:31 Par Jeune Afrique
Des Touaregs, combattants de Kadhafi, le 22 juillet 2011 à Agadez (Niger). Des Touaregs, combattants de Kadhafi, le 22 juillet 2011 à Agadez (Niger). © Boureima Hama/AFP

Des Touaregs rentrés chez eux au Mali après avoir combattu Mouammar Kadhafi sont en possession d’armes parachutées par la France aux rebelles dans l’ouest de la Libye.

« Des armes larguées à l’époque aux rebelles du CNT (Conseil national de transition en Libye) par la France sont tombées entre les mains des combattants touareg, qui sont revenus avec dans le désert malien », a déclaré une source sécuritaire malienne sous couvert d’anonymat.

Jointe à Gao (nord du Mali), une source consulaire a confirmé cette information. « Nous avons des indices sûrs qui confirment. » Mais aucune indication sur la quantité et la nature de ces armes, ni sur le nombre d’ancien combattants qui les détiendraient ne semblent être disponible.

Fin juin, la France avait confirmé des informations révélées par la presse, selon lesquelles elle avait parachuté des armes aux rebelles libyens dans le Djebel Nefoussa (ouest de la Libye).

Flou total

Selon Paris, il s’agissait d’armes légères larguées à l’occasion d’opérations d’aide humanitaire en faveur de populations des régions montagneuses proche de Tripoli, menacées par les troupes de l’ex-dirigeant libyen. Les armes pouvaient « être maniées par des civils, de l’armement léger d’infanterie de type fusil », avait alors expliqué le porte-parole de l’état-major français, le colonel Thierry Burkhard. Mais le quotidien français Le Figaro avait fait état de lance-roquettes, fusils d’assaut, mitrailleuses et missiles antichar Milan.

Selon diverses sources maliennes, les ex-combattants ayant regagné le Nord du Mali sont en majorité des maliens qui avaient été recrutés au déclenchement, mi-février, de la rébellion libyenne. Mais ces derniers seraient également accompagnés par des Libyens d'origine malienne installés de longue date en Libye et qui avaient intégré l'armée régulière de leur pays d’accueil. Jusqu'à mardi soir, aucune estimation n'était disponible sur le nombre de ces ex-soldats pro-Kadhafi.

(Avec AFP)

 

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