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2011, l'Afrique aux urnes

07/01/2011 à 16:32 Par François Soudan
À Abidjan, le 31 octobre, lors du premier tour de la présidentielle. À Abidjan, le 31 octobre, lors du premier tour de la présidentielle. © Reuters

Présidentielles, législatives, et même un référendum, au Sud-Soudan... Passage en revue de tous les scrutins qu’attend le continent.

Dix-huit élections présidentielles et un référendum historique : l’année 2011 sera pour le continent celle de toutes les tensions, de tous les espoirs et de toutes les dépenses. Présidentielles à risque dans des pays fragiles, en sortie de crise, où la violence fait encore partie de l’exercice démocratique – RD Congo, Zimbabwe, Centrafrique, Madagascar, Nigeria. Présidentielles ouvertes et concurrentielles aux résultats hasardeux – Bénin, Niger, Zambie, Liberia, Seychelles, São Tomé e Príncipe, Cap-Vert. Présidentielles sans grand suspense, là où l’alternance n’existe toujours qu’en théorie – Cameroun, Ouganda, Tchad, Égypte, Djibouti, Gambie. Consultation populaire enfin, sans doute la plus lourde de conséquences, car elle devrait déboucher sur la naissance d’un nouvel État : le 9 janvier, c’est un référendum d’autodétermination au Sud-Soudan qui inaugurera la longue valse des isoloirs.

Sans préjuger du verdict des urnes, et si Dieu leur prête vie jusque-là, il y a fort à parier qu’un Hosni Moubarak (au pouvoir depuis vingt-neuf ans), un Paul Biya (vingt-huit ans), un Yoweri Museveni (vingt-cinq ans en janvier prochain) ou un Idriss Déby Itno (tout juste vingt ans) prolongeront un bail emphytéotique comme le fait désespérément un Robert Mugabe (trente ans !). Alors qu’un ­Joseph Kabila, un Boni Yayi, voire une Ellen Johnson-Sirleaf devront batailler ferme pour renouveler leur contrat à durée déterminée. Autant de rendez-vous auxquels Jeune Afrique répondra, en espérant qu’aucun d’entre eux ne reproduira le désastreux scénario ivoirien.

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