Extension Factory Builder
17/12/2012 à 15:42
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article

Que l'on ne s'y trompe pas. Sous les dehors débonnaires de son guide et l'apparence d'une association prônant un islam de dialogue, la Jamaa du cheikh Yassine a toujours fonctionné comme une secte dirigée par un gourou. Tout, dans la relation entre un chef à la sacralité « divine » et ses adeptes, renvoie à cette logique messianique incapable par nature de se fondre dans le jeu démocratique. Yassine a toujours monopolisé le rôle d'idéologue et de théoricien unique, étouffant systématiquement toute production d'idées de la part des autres membres de la mouvance, et il a constamment consacré à la tête des instances dirigeantes les mêmes responsables. Ses ouvrages, aux accents parfois antisémites, et ses prophéties, même les plus irréalistes - comme celle qui annonçait l'instauration d'un califat au Maroc pour 2006 -, avaient force de loi.

Confident onirique du Prophète et grand producteur de visions mystiques, Abdessalam Yassine n'a cessé de cultiver l'ambiguïté sur les relations entretenues par certains de ses militants avec le jihadisme le plus radical. Le culte de la personnalité dont il a fait l'objet n'a d'égal que l'opacité du financement de son organisation. Loin des circuits financiers officiels et transparents, les ressources, non négligeables, dont dispose la Jamaa proviennent en majorité de collectes effectuées auprès des Marocains émigrés en Europe et rapatriées en liquide auprès du « commandement » par des personnes physiques. Certes, Justice et bienfaisance n'est pas un corps étranger au Maroc. Mais en refusant par principe de légitimer son action dans un cadre politique officiel, il constitue une anomalie inquiétante.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Maroc

Cinéma : les Marocains privés de 'Exodus : Gods and Kings'

Cinéma : les Marocains privés de "Exodus : Gods and Kings"

Le film "Exodus : Gods and Kings", qui raconte l’histoire de Moïse, a été déprogrammé à la dernière minute au Maroc. La polémique enfle en l'absence d'une ju[...]

Ralph Boussier et Yves Repiquet, les "Marocains" du barreau

De confortables honoraires, une grande exposition médiatique, le tout dans un cadre juridique familier, hérité du temps des colonies... Quelles que soient la complexité des dossiers ou la[...]

Maroc : Mohamed Ouzzine prêt à démissionner du ministère des Sports

Le ministre marocain des Sports, Mohamed Ouzzine, s'est dit prêt jeudi à "assumer sa responsabilité" et à "démissionner", à la suite d'une vive polémique[...]

Près de cent blessés au Maroc dans des heurts entre étudiants et policiers

Des affrontements lundi entre étudiants grévistes et forces de l'ordre sur un campus à Oujda (nord-est) ont fait près d'une "centaine" de blessés, essentiellement dans les rangs des[...]

Hassan Ouriagli place ses hommes dans les filiales de holding royal SNI

 Hassan Ouriagli, le nouveau PDG de la SNI, le holding royal marocain, vient de nommer trois managers à la tête de certaines filiales importantes du groupe. Une réorganisation qui vient tout juste de[...]

Maroc : une centaine de blessés dans les affrontements de lundi entre policiers et étudiants

Une centaine de blessés, essentiellement dans les rangs de la police marocaine. C'est le bilan des affrontements de lundi entre étudiants et forces de l'ordre, relayé par la presse mercredi.[...]

L'usine de Tanger en lice pour les véhicules "ultra-low cost" de Renault-Nissan

Les équipes marocaines de Renault à Tanger sont pressenties pour produire les futurs véhicules "ultra low-cost" du groupe automobile pour les marchés européens et africains. La[...]

SOS Fifa

Fifa : un sigle qui sent de plus en plus le soufre. Principale institution sportive mondiale, avec le Comité international olympique (CIO), la Fédération internationale de football association[...]

Maroc : Baha, l'irremplaçable stratège de Benkirane

La mort accidentelle de son bras droit Abdellah Baha prive le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, d'un confident, d'un conseiller et d'un stratège. Amputé de son éminence grise, il[...]

Classement 2014 : Algérie, Tunisie et Sénégal au sommet des sélections africaines de foot

Après l’Égypte (2010), la Côte d’Ivoire (2011), la Zambie (2012) et le Nigeria (2013), l’Algérie, huitième de finaliste de la Coupe du monde et facilement qualifiée pour[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers