Première étape, la création de la Ceni, annoncée le 28 juillet. La société civile n’y sera pas représentée.
Coup d’envoi des préparatifs des élections en RD Congo. Le 28 juillet, le président Joseph Kabila, grand favori de la prochaine présidentielle, a promulgué la loi créant la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Confirmant, par la même occasion, que les élections auront bien lieu en 2011.
Chargée d’organiser les scrutins présidentiel, législatifs et municipaux, la Ceni vient remplacer la Commission électorale indépendante (CEI), issue des accords de paix de 2002 et dirigée par l’abbé Apollinaire Malu Malu, figure de la société civile. Mais un an avant les élections, de nombreuses questions restent en suspens.
Au sein du gouvernement, les estimations financières ne font pas l’unanimité. Selon le chef de l’État, l’organisation des différents scrutins coûtera 700 millions de dollars (500 millions d’euros), dont près de 300 millions seront versés par la communauté internationale. Mais, pour l’instant, ni la Commission européenne ni les États-Unis n’ont confirmé le montant de leur aide.
Seule la Suisse est sortie de son silence, le 31 juillet, pour demander que la participation de la communauté internationale soit revue à la baisse (en 2006, l’organisation des élections présidentielle et législatives n’avait coûté « que » 430 millions de dollars).
À la différence de la CEI, la nouvelle instance ne devrait comporter que sept membres, dont quatre seront choisis par la majorité parlementaire et trois par l’opposition. C’est beaucoup moins qu’en 2006 et le pouvoir contrôlera, de fait, la Ceni. La société civile, elle, en est exclue, et l’abbé Malu Malu ne sera donc pas de la partie.

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