Nommé à la tête de l’équipe du Mali le 11 juillet, Patrice Carteron (42 ans) va occuper pour la première fois de sa jeune carrière le poste de sélectionneur. Avec, comme échéance à très court terme, une double confrontation (8 septembre-12 octobre) face au Botswana, pour le dernier tour qualificatif de la CAN 2013.
Jeune Afrique : Depuis votre départ de Dijon en mai dernier, votre nom circulait régulièrement en Afrique, mais plutôt dans des clubs, en Algérie et en Tunisie…
Patrice Carteron : Oui. J’ai eu des contacts plus ou moins concrets avec la JS Kabylie et Constantine (Algérie), et aussi avec le Club Africain et Sfax (Tunisie). Mais quand on m’a proposé le poste de sélectionneur du Mali, je n’ai pas hésité. À mon âge, c’est une formidable opportunité. Le Mali fait partie des bonnes sélections africaines, et il peut se qualifier pour la CAN 2013 et la Coupe du Monde 2014.
La situation politique au Mali vous a-t-elle fait hésiter ?
Pas du tout. Je vais d’ailleurs passer une partie de mon temps à Bamako. J’ai déjà séjourné une douzaine de jours sur place en juillet. J’ai rencontré les responsables de la fédération, le ministre des Sports pour parler de la sélection, des objectifs. Je serai souvent au Mali car je veux voir des matches de championnat, pour éventuellement repérer des joueurs qui pourraient incorporer la sélection.
Vous allez pourtant devoir attendre le 3 septembre pour faire connaissance avec votre groupe…
Oui, car il n’y a pas eu de stage ni de match amical le 15 août. Nous aurions pu affronter l’Irak en Jordanie, mais comme le 15 août n’était pas une date FIFA pour la CAF, certains joueurs n’auraient pas été libérés par les clubs. Et plusieurs championnats n’avaient pas encore repris. Cela n’aurait pas servi à grand-chose.
Avez-vous parlé à Cédric Kanté, qui s’est mis en retrait de la sélection depuis la dernière CAN, Seydou Keita et Mohamed Sissoko ?
Cédric Kanté m’a fait part de son intention de ne pas revenir en sélection. Ce n’est peut-être pas définitif, mais il veut se consacrer à Sochaux, son nouveau club. Quant à Sissoko (Paris S-G), il est en phase de reprise après une blessure. Je vais très prochainement l’appeler. J’espère qu’il nous rejoindra très vite, car nous avons besoin de lui pour espérer atteindre nos objectifs. Il y a la CAN, mais aussi la Coupe du Monde 2014, une compétition que le Mali n’a jamais disputée.
Sélectionneur en Afrique, ce n’est pas s’occuper seulement des choses du terrain…
Il paraît. Mais c’est à moi de m’adapter aux moyens qu’on me donne, à la culture et à la mentalité du pays…
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Propos recueillis par Alexis Billebault

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