Extension Factory Builder

France : après le "Sarko boy" Boillon, François Gouyette nouvel ambassadeur à Tunis ?

01/08/2012 à 12:52
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
François Gouyette, nouvel ambassadeur de France, en Tunisie, succède à Boris Boillon. François Gouyette, nouvel ambassadeur de France, en Tunisie, succède à Boris Boillon. © Diplomatie.gouv.fr

Parmi les diplomates qui pourraient être nommés par François Hollande au poste d'ambassadeur de France en Tunisie, François Gouyette est en bonne position. Ce diplomate expérimenté a été ambassadeur aux Émirats arabes unis et en Libye. Il succèderait à Tunis au "Sarko boy" du Quai d'Orsay, Boris Boillon, qui n'a pas su réparer la brouille née au début de la révolution tunisienne entre les deux pays.

Arabisant, François Gouyette était jusqu’à présent à la tête d'une cellule dédiée à la Libye au Quai d'Orsay à Paris, depuis son départ de Tripoli, au début de l'insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi. Il avait quitté le pays, le 26 février, alors que l'opinion française découvrait l'étendue de la crise libyenne (lire le compte-rendu de son audition par la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale en mars 2011)

Avant ses fonctions en Libye (2008-2011), il avait occupé les postes d'ambassadeur en charge du processus euro-méditerranéen (2005-2008) et d'ambassadeur aux Émirats arabes unis (2001-2005). On le dit proche de la gauche, ce dont atteste son passage au cabinet de Jean-Pierre Chevènement, l'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, de 1997 à 2000. Il avait commencé sa carrière diplomatique comme troisième secrétaire d'ambassade en Libye, en 1981.

Renouer les fils de la coopération

Son arrivée, tournerait la page Boillon, du nom de l'ancien ambassadeur de France à Tunis et proche de Nicolas Sarkozy – ancien membre de la cellule diplomatique de l'Élysée puis ambassadeur en Irak en juillet 2009. Nommé ambassadeur en Tunisie en février 2011, pour éteindre l'incendie provoqué par les déclarations et les accointances de la ministre des Affaires étrangères de l'époque Michèle Alliot-Marie, Boris Boillon avait mis les pieds dans les plats dès son arrivée dans la capitale tunisienne.

Le prochain ambassadeur devra renouer les fils de la coopération franco-tunisienne abîmés par les maladresses de la diplomatie française et l'attitude froide de Paris après la formation d'un gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahdha. À lui de donner une substance aux déclarations de bonne volonté des présidents français François Hollande et tunisien Moncef Marzouki, lors de la visite de ce dernier à Paris, en juillet

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Tunisie

Armée tunisienne : la grande désillusion

Armée tunisienne : la grande désillusion

Incapable de venir à bout des maquis jihadistes, minée par des querelles au sommet, gangrenée par la politique, la grande muette a beaucoup perdu de sa superbe. Enquête exclusive sur une institut[...]

Le musée du Bardo de Tunis réouvrira vendredi pour les élèves et lundi pour le grand public

Après un premier report, le musée du Bardo de Tunis doit finalement rouvrir ses portes aux écoliers et lycéens vendredi et exceptionnellement au public lundi, plus d'une semaine après les[...]

Tunisie - Attentat du Bardo : AQMI derrière l'attentat ?

L'Etat islamique avait déjà revendiqué l'attentat du musée du Bardo, responsable de la mort de 21 personnes le 18 mars à Tunis.[...]

Tunisie : François Hollande attendu au Bardo le 29 mars

François Hollande devrait prendre part à la marche organisée dimanche 29 mars par les autorités tunisiennes, selon une source proche de l’Élysée.[...]

Terrorisme en Tunisie : comme une pieuvre étend ses tentacules...

Après Aqmi ou Ansar al-Charia, c'est au tour de Daesh, implanté dans la Libye voisine, de menacer la Tunisie.[...]

Forum social mondial - Alaa Talbi : "Les institutions restent fragiles en Tunisie"

Moins d'une semaine après l'attentat meurtrier du musée du Bardo, Tunis accueille du 24 au 28 mars le Forum social mondial. L’événement devrait réunir plus de 70 000 personnes.[...]

Tunisie : la réouverture du musée du Bardo reportée pour raisons de sécurité

Après avoir annoncé que le musée du Bardo allait rouvrir ses portes au public mardi, les autorités tunisiennes ont finalement décidé de le maintenir fermé pour raisons de[...]

Attentat du Bardo : le musée de l'horreur

Depuis 2012, les attaques jihadistes étaient circonscrites au centre et à l'ouest du pays. Mais ce 18 mars, les terroristes ont choisi de frapper le musée du Bardo, en plein coeur de Tunis.[...]

Attentat du Bardo : le gouvernement tunisien passe à l'offensive

Des sanctions avaient été promises. Lundi, le Premier ministre a limogé les chefs de la police et du musée du Bardo. Le président Béji Caïd Essebsi s'en est, lui, pris à[...]

Électrochoc

Treize ans après l'attentat contre la synagogue de la Ghriba, à Djerba (19 morts, dont 14 touristes, lire pp. 10-14), la tragique attaque contre le Musée du Bardo, à Tunis, ce[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers