Extension Factory Builder

Algérie : Mohamed Baïri, parti en pole position

08/09/2011 à 15:44
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le boom de l’automobile qu’avait prévu Mohamed Baïri intervient au début des années 2000. Le boom de l’automobile qu’avait prévu Mohamed Baïri intervient au début des années 2000. © Samir Sid

Patron d’Ival, distributeur de Fiat, Iveco et Mazda, le président de l’association des concessionnaires a vu venir très tôt l’essor du marché automobile en Algérie.

Passionné de voitures européennes, Mohamed Baïri est à la tête d’Ival, distributeur exclusif des marques Fiat, Iveco et Mazda. Cet homme de 39 ans est également président de l’Association des concessionnaires automobiles d’Algérie (AC2A). Pourtant, rien ne le destinait à une telle carrière. Chez les Baïri, famille de notables de la région de Lakhdaria, au sud-est d’Alger, on est plutôt spécialisés dans l’agriculture et le commerce de matériaux de construction. Mais très jeune, Mohamed a compris que le marché automobile serait appelé à se développer. « J’ai lancé ma première affaire en 1988. À l’époque, je vendais des pièces détachées Sonacome, le constructeur algérien de camions et de bus. C’était du temps où l’État avait le monopole sur tout », explique-t-il.

Le monopole public sera levé au début des années 1990. « Le parc automobile algérien a vite pris de l’ampleur, se souvient Baïri. Il fallait répondre à une demande très importante en termes de pièces de rechange. Cela ne pouvait se faire qu’à travers des opérations d’importation. Nous avons fini par tisser un partenariat solide avec Necotrans, un groupe français présent sur l’ensemble du continent. » En 1999, les deux parties renforcent leur partenariat en créant Ival Spa. Cette entreprise de droit algérien, dotée d’un capital social de 4 millions d’euros, importe et distribue des véhicules industriels, utilitaires et de tourisme.

Le boom de l’automobile qu’avait prévu Mohamed Baïri intervient au début des années 2000. Le lancement du crédit à la consommation permet aux ménages d’acquérir des véhicules neufs. C’est le moment où Ival fait son entrée sur le marché. Iveco en 2000, Fiat en 2004, puis Mazda en 2005 : le trio permet au groupe de vendre 5 000 véhicules par an en moyenne. Ival, qui ne donne pas son chiffre d’affaires, emploie près de 300 personnes et dispose d’un réseau d’agents agréés dans tout le pays. En dix ans, il a investi 9 millions d’euros.

Industrie nationale

L’un de ses partenaires, Fiat, avait signé dans les années 1990 un contrat avec le gouvernement pour fabriquer la première voiture algérienne. Abandonné, ce projet pourrait-il renaître ? « Fiat ne compte pas s’installer en Afrique. Notre priorité consiste à développer notre réseau et nos services pour nous rapprocher de notre clientèle », souligne Baïri, qui n’en milite pas moins, en sa qualité de président de l’AC2A, pour le développement d’une industrie automobile algérienne. Mais personne ne sait quand celle-ci verra le jour… 

___

Ahmed Bey, à Alger.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Algérie

Diplomatie : le président turc Recep Tayyip Erdogan est en visite à Alger

Diplomatie : le président turc Recep Tayyip Erdogan est en visite à Alger

Recep Tayyip Erdogan effectuait, mercredi et jeudi, une visite officielle en Algérie, accompagné d'une forte délégation de ministres et d'hommes d'affaires. Un sommet Turquie-Afrique se tient en ce mome[...]

Football - Algérie : joue-la comme Gourcuff...

Nommé juste après le glorieux Mondial des Fennecs, le successeur du bouillant Vahid Halilhodzic n'avait jusque-là jamais dirigé de sélection nationale. Pour un coup d'essai, c'est un coup[...]

Cinéma - "L'Oranais" : il était une fois l'Algérie

Très ambitieux, le nouveau film de Lyes Salem, L'Oranais, est une fresque romanesque évoquant sans tabou trente années d'histoire - et une tentative pour se réapproprier la mémoire du[...]

Chute du cours du pétrole : qui perd, qui gagne en Afrique ?

Depuis quelques mois, le cours de l'or noir dégringole. Les pays producteurs africains s'inquiètent pour l'équilibre de leurs budgets. Mais il n'y aura pas que des perdants.[...]

Algérie : après son hospitalisation, Bouteflika reçoit des ambassadeurs à Alger

Vingt-quatre heures après sa brève hospitalisation de deux jours à Grenoble, non confirmée par la présidence algérienne, Abdelaziz Bouteflika a reçu dimanche quatre nouveaux[...]

Téléphérique : Poma créera bientôt une filiale en Algérie

 Après Alstom et Renault, un autre géant français s'apprête à s'installer en Algérie. Le leader mondial du téléphérique Poma compte y créer une filiale avec[...]

Abdelaziz Bouteflika a quitté la France après une brève hospitalisation

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli depuis un AVC en 2013 et dont l'état de santé fait l'objet de rumeurs récurrentes, a quitté la France samedi après une[...]

Algérie : la règle des 51 %-49 % abrogée ?

Instaurée il y a cinq ans, la règle dite des 51 %-49 % pourrait être abandonnée à la faveur de l'adoption d'un nouveau code des investissements - actuellement en cours d'élaboration.[...]

Algérie : Abdelaziz Bouteflika hospitalisé en France dans une clinique de Grenoble

Le chef de l'État algérien, Abdelaziz Bouteflika, est hospitalisé dans une clinique de Grenoble, selon les informations du quotidien régional "Le Dauphiné Libéré",[...]

Les entreprises algériennes désormais autorisées à investir à l'étranger

 Désormais, toutes les entreprises de droit algérien peuvent convertir des dinars afin d'investir à l’étranger. Un privilège jusque-là réservé à[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers