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R. Bouiti-Viaudo : "Bientôt, les délestages ne seront plus qu'un lointain souvenir"

18/03/2011 à 16:00
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Roland Bouiti-Viaudo est maire de Pointe-Noire depuis 2003. Roland Bouiti-Viaudo est maire de Pointe-Noire depuis 2003. © Antonin Borgeaud pour J.A.

Réélu à la tête de la municipalité en 2008, le député-maire de Pointe-Noire, président du Mouvement pour l’action et le renouveau (majorité présidentielle), revient sur les chantiers en cours.

Jeune Afrique : Avec son port et son activité pétro­lière, Pointe-Noire est censée être une ville riche. Ce que ne reflète pas le niveau des équipements et services de base. N’est-ce pas paradoxal ?

Roland Bouiti-Viaudo : Je ne crois pas, car tout dépend du contexte dans lequel on se trouve et du sens qu’on donne au terme de « riche ». Il ne faut pas oublier que nous avons connu, il y a quelques années, une destruction du tissu économique national. Il fallait donc tout reconstruire et, à cet égard, des progrès ont été faits. Pointe-Noire est en pleine mutation et notre souci reste sa modernisation.

Pourtant, la production et la distribution d’électricité demeurent un casse-tête quotidien…

La Centrale électrique du Congo, centrale à gaz construite par ENI-Congo à Côte-Matève [propriété de l’État à 80 % et d’ENI-Congo à 20 %, NDLR], vient d’être mise en service. Elle est dotée d’une puissance de 300 MW, qui peut être portée à 450 MW. La ville n’ayant besoin que de 80 MW, le surplus pourra alimenter d’autres départements, voire l’étranger. La deuxième phase du projet, qui concerne le réseau de transport et de distribution de l’électricité aux foyers et aux entreprises, est en cours. D’ici à la fin de l’année, les délestages ne seront plus qu’un lointain souvenir.

Et pour l’assainissement et l’approvisionnement en eau ?

Les travaux de construction d’une nouvelle usine de traitement de l’eau, financés par l’État et la Banque africaine de développement (BAD), vont commencer très prochainement. Dès le mois de juin, nous lancerons un appel d’offres pour la réalisation d’ouvrages d’assainissement, dans le cadre d’un programme piloté par la Banque mondiale et la BAD.

Vos administrés se plaignent aussi du mauvais état des routes. Que leur répondez-vous ?

Je suis conscient de cette situation. À l’issue du premier mandat de notre équipe, ils étaient d’un autre avis car nous avions réalisé un grand travail en ce sens. Malheureusement, depuis, une forte pluviométrie a endommagé de nombreuses routes qui n’avaient pas été entretenues depuis longtemps. Par ailleurs, les administrés veulent tout, tout de suite, or beaucoup de projets exigent des investissements lourds et la ville ne dispose pas toujours de moyens suffisants.

Pour son deuxième mandat, l’équipe municipale a mis en place un programme courant jusqu’en 2013. Et j’ai bon espoir que, dans deux ans, tout ce que nous avons prévu sera réalisé. Beaucoup de chantiers sont programmés, dont certains verront le jour cette année. C’est le cas de la modernisation de la desserte de l’aéroport, qui a démarré en janvier, avec en particulier les travaux des voies de contournement. Dans deux mois, grâce à une collaboration entre l’État et ENI-Congo, du sable bitumineux sera produit pour réhabiliter 70 km de voies. Début 2012, la route de l’aéroport sera élargie, avant que ne soit lancée la construction du nouveau terminal international et de l’aérogare d’affaires.

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Propos recueillis à pointe-Noire par Tshitenge Lubabu M.K.

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