Extension Factory Builder

Issa Tchiroma Bakari nous a rendu visite au 57 bis rue d'Auteuil

28/09/2009 à 16:58
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Issa Tchiroma Bakari nous a rendu visite au 57 bis rue d'Auteuil Issa Tchiroma Bakari nous a rendu visite au 57 bis rue d'Auteuil © F-KLEMCZYNSKI/FEDEPHOTO POUR J.A.

Le ministre camerounais de la Communication travaille l’image de son pays. Il était cet été en France avec le chef de l’État.

Parmi les officiels en costume sombre, sa silhouette filiforme et sa barbe hirsute détonnaient. Membre de la délégation du président camerounais Paul Biya en visite officielle à Paris fin juillet, Issa Tchiroma Bakari, ministre camerounais de la Communication se distinguait également par sa décontraction. Entre deux sonneries de son portable tombé dans les replis de son superbe boubou d’un blanc immaculé, il avouait qu’il n’avait pas encore fait fabriquer de cartes de visite. « Je ne suis ministre de la Communication que depuis vingt-huit jours », se justifia-t-il alors. Sa visite au siège de Jeune Afrique était visiblement motivée par le souci d’améliorer l’image du Cameroun à l’étranger.

 

Le verbe haut et le sourire malicieux, ce Peul de 63 ans jubile encore du « succès » qu’a été selon lui, la visite officielle de Paul Biya en France fin juillet. « On nous avait dit que des compatriotes vivant en France nous accueilleraient avec des œufs pourris. Il n’en a rien été », se gargarise cet ingénieur mécanicien formé à l’Institut supérieur des matériaux et des constructions métalliques de Paris. Indiscutablement, l’ancien cadre de la défunte Régie nationale des chemins de fer du Cameroun aime encore les trains. Même si sa trajectoire politique est loin d’être aussi rectiligne que les voies du Transcamerounais.

À l’instar de nombreux cadres issus du Nord, Tchiroma est arrêté à la suite de la tentative de coup d’État du 6 avril 1984 et incarcéré pendant six ans, alors qu’il a toujours clamé son innocence. Amnistié en 1990, il participe à la création de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), un parti qui rejoint l’opposition radicale. Élu député en 1992, il siège quelques mois à l’Assemblée nationale, avant d’entrer au gouvernement contre l’avis de son parti, qui l’exclut de ses rangs. Après une longue traversée du désert entamée à la suite de son départ du gouvernement en 1996, il réapparaît en 2008 pour soutenir le projet de modification constitutionnelle, qui permet au chef de l’État de briguer un autre mandat en 2011.

Celui que certains ministres regardent encore avec condescendance se targue du parrainage de Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil et conseiller du « patron ». Envisagerait-il de disputer le leadership régional à Marafa Hamidou Yaya, puissant ministre d’État en charge de l’Administration territoriale et poids lourd issu, comme Tchiroma, de la notabilité peule de Garoua ? Les adversaires de l’autre « prince » de la province du Nord n’en espèrent pas moins.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Portrait suivant :
Le mystère Caster Semenya

Portrait précédent :
Abdelouahed Radi

Cameroun

'Le Christ selon l'Afrique' : et il est comment le dernier Calixthe Beyala ?

"Le Christ selon l'Afrique" : et il est comment le dernier Calixthe Beyala ?

Calixthe Beyala a au moins un talent : celui de faire croire à ses lecteurs occidentaux que l'Afrique n'est autre qu'une terre miséreuse victime de son passé et de la mondialisation. Une image tant&oci[...]

Carte interactive : voyagez en Afrique sans visa !

En vertu d'accords bilatéraux ou dans le cadre d'organisations sous-régionales, plusieurs pays africains ont supprimé l'obligation de visa d'entrée sur leurs territoires. Grâce à une carte[...]

Éric Jennings : "L'Afrique a financé la résistance française"

Sans l'engagement d'une partie du continent, de Gaulle aurait-il pu vaincre l'Allemagne nazie ? Pas sûr. C'est ce que démontre l'historien dans un ouvrage fort documenté, fruit d'une large enquête[...]

Cameroun : Henri Ewelé débarqué de la direction de Chanas

Le conseil d’administration de l'assureur camerounais Chanas Assurances vient de relever Henri Ewelé de son poste de directeur général. Il a été remplacé par Albert Pamsy, sept mois[...]

Alice Nkom : "L'homosexualité n'est pas importée, c'est sa répression qui l'est !"

L'avocate camerounaise Alice Nkom s'attaque, depuis plus de dix ans, à l'article 347 bis, pénalisant l'homosexualité au Cameroun. Farouche militante des droits de l'homme, elle a accepté de partager[...]

Sommet UE-Afrique : un visiteur nommé Claude Guéant

Mais à quels dirigeant(s) africain(s) Claude Guéant a-t-il rendu visite à Bruxelles ? Une piste au moins se dessine.[...]

Enlèvements au Cameroun : les forces de sécurité ratissent le terrain

Les forces de sécurité camerounaises ratissaient dimanche la région où deux prêtres italiens et une religieuse canadienne ont été enlevés dans la nuit de vendredi à[...]

Deux prêtres italiens et une religieuse canadienne ont été enlevés au Cameroun

Deux prêtres italiens et une soeur canadienne ont été enlevés au nord du Cameroun, a indiqué samedi à l'AFP le ministère des Affaires étrangères qui a mis sur pied [...]

Vidéo - Mondial 2014 : des rappeurs tournent un clip de soutien aux Lions indomptables

Le Mondial 2014 au Brésil approche à grands pas. Au Cameroun, la scène urbaine chante déjà à l'unisson "Allez les lions ! ".[...]

Cameroun : Boko Haram recrute des jeunes à la frontière avec le Nigeria

Selon plusieurs sources sécuritaires camerounaises, Boko Haram enrôle des jeunes camerounais dans la zone frontalière entre le Cameroun et le Nigeria. Une opération mise en place depuis quelques mois par[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers