Poète, « humaniste militant » et actuel sous-directeur général de l’Unesco chargé de l’Afrique, le diplomate béninois briguera, en octobre, la succession du Japonais Koïchiro Matsuura à la tête de l’organisation.
L’homme est souriant, chaleureux, enthousiaste. Dernier candidat déclaré à la direction générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) en remplacement du Japonais Koïchiro Matsuura, dont le mandat s’achève en septembre, le Béninois Nouréini Tidjani-Serpos (63 ans) ne doute pas une seconde de troquer prochainement son statut d’outsider contre celui de « candidat naturel ». Docteur ès lettres, poète et « humaniste militant », « NTS », comme on le surnomme, explique à qui veut l’entendre que, loin de le desservir, son expérience d’homme d’appareil est un gage de compétence pour diriger l’agence onusienne. « Étant de la maison, je serai immédiatement opérationnel », dit-il. Ancien exilé politique au Nigeria et fonctionnaire à l’Unesco depuis 1995, il se définit comme « un homme de vérité, de liberté et de justice ».
Rappelant le rôle clé de l’organisation onusienne, dont le siège est à Paris, dans la préservation de l’environnement (notamment par le biais de la Commission océanographique intergouvernementale), NTS jure : « Mon Unesco à moi, c’est de transmettre à nos enfants une planète propre, pas un cimetière. »
Autre priorité affichée : la transmission des connaissances. Le candidat béninois veut « une organisation qui aide les enfants à devenir un jour des producteurs de savoir ». Or près de 1 milliard d’êtres humains ne sont jamais allés à l’école. D’où la nécessité absolue de se « focaliser sur les questions d’éducation ».
Ancien sous-directeur général du département Afrique de l’organisation, NTS, qui se présente comme « ancien ministre des Affaires étrangères de l’Unesco », n’oublie pas ses racines, ce « continent-passerelle » où il est né. Selon une règle tacite, la direction de l’Unesco devrait échoir, en octobre, à un candidat africain ou arabe. Même s’il ne bénéficie pas du soutien officiel de l’Union africaine, qui a pris position pour Farouk Hosni, le ministre égyptien de la Culture, NTS jure que sa candidature, annoncée au mois de mai, juste avant l’expiration du délai légal, n’est « pas retirable ». « Mon pays, le Bénin, est décidé à aller jusqu’au bout pour me soutenir, croit-il savoir. Chaque voix comptera, et nul ne peut prédire aujourd’hui le verdict des urnes, en septembre. » Il enchaîne par quelques vers de son cru :
« Les rébellions des miens
Ont construit en moi
La demeure où les Grands Initiés
Se rencontrent pour bâtir
La cité de la paix et de la tolérance. »
Nouréini Tidjani-Serpos n’omet pas de saluer l’action africaine de l’ancien président français Jacques Chirac, dont la fondation s’est, dit-il, « précieusement » engagée dans la sauvegarde des langues rares. L’un des nombreux défis que l’Unesco devra relever.

Tunisie : un mort et des blessés lors de heurts entre salafistes et policiers à Tunis
L'armée nigériane ratisse des quartiers islamistes de Maiduguri
Algérie : un patron de presse accusé d'atteinte à la sécurité de l'État







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique
Le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Yousef Yousfi, en avril 2000 au Caire
Carte localisant Kairouan où les militants salafistes jihadistes organisent un congrès, dimanche
La police tunisienne tire des gaz lacrymogènes lors de heurts avec des salafistes, le 19 mai 2013 à Ettadhamen, à l'ouest de Tunis
Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh, le 12 mars 2013 Ã Tunis
La police tunisienne lors de heurts avec des salafistes à Ettadhamen, à l'ouest de Tunis, le 19 mai 2013
Des mineurs assistent à une réunion syndicale de l'Union des mineurs (AMCU) lors d'une grève, le 15 mai 2013 à Marikana
Le président égyptien Mohamed Morsi, le 16 septembre 2012 au Caire
Des policiers tunisiens affrontent des partisans du mouvement salafiste jihadiste Ansar Ashariaa, le 19 mai 2013 à Cité Ettadhamen











