03/01/2005 Ã 00h:00 Par Jeune Afrique
C'est très probablement Hassan Abouyoub (52 ans), l'ancien ministre et ancien ambassadeur marocain, qui, sauf revirement de dernière minute, devrait succéder début 2005 au Béninois Albert Tévoédjrè au poste délicat de représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire. Il était en compétition – si l'on peut dire – avec Habib Ben Yahia, l'ancien ministre tunisien des Affaires étrangères, donné favori mais qui n'a pas reçu l'aval de son gouvernement. Économiste formé en France, Abouyoub fut successivement,
dans les années 1990, ministre du Commerce extérieur, du Tourisme et de l'Agriculture, avant d'occuper le poste d'ambassadeur à Paris jusqu'en octobre 2004.
À la fois francophone et anglophone, ce technocrate discret et travailleur est beaucoup plus un spécialiste des négociations commerciales internationales qu'un connaisseur de la région. Mais il apprend vite, dit-on, et sa position d'outsider présente au moins un avantage : il n'est pas impliqué dans le « marigot » ivoirien. C'est d'ailleurs pour cette raison que les Européens – et en premier lieu la France – ont insisté pour la nomination à Abidjan d'une personnalité originaire du Maghreb. Enfin, la présence au sein des « forces impartiales » de l'Onuci engagées en Côte d'Ivoire d'un important contingent marocain – qu'il est d'ailleurs question de renforcer – n'a pu que peser dans la balance.
Article suivant :
Affaire Ben Barka
Article précédent :
Simone Gbagbo