07/11/2007 à 15h:14 Par Maître Franck Zeitoun, Avocat au Barreau de Versa
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article

Droit de réponse de la Présidence de la République du Sénégal, suite à l'article paru dans le n° 2330 de l'hebdomadaire Jeune Afrique/l'intelligent intitulé « Wade veut jouer les prolongations ».

Monsieur le Directeur de publication,

J'ai l'honneur de vous informer que la Présidence de la République du Sénégal entend apporter un droit de réponse suite à l'article rédigé par monsieur Cheikh Yérim Seck intitulé « Wade veut jouer les prolongations », publié dans le n° 2330 de l'hebdomadaire Jeune Afrique/l'intelligent (semaine du 4 au 10 septembre 2005 pages 66 et 67).
Cet article fait suite à une proposition formulée par monsieur le président Wade le 28 août 2005 d'un couplage des élections législatives et présidentielle en 2007 permettant d'utiliser l'enveloppe de 7 milliards de F CFA prévue pour les législatives de 2006, en complément du financement pour la construction de logements en faveur des sinistrés des inondations du mois d'août 2005 (plan Jaxaay).
Tentant de mettre le doute dans l'esprit du lecteur sur la réalité du motif annoncé, l'auteur de l'article indique : « le ministre de l'Économie maritime, Djibo Kâ, s'était déjà prononcé en faveur d'un couplage des deux scrutins le 14 août 2005, soit plusieurs jours avant les intempéries ».
Ceci n'a rien de contradictoire et prouve au contraire une continuité entre les déclarations de monsieur le président Wade et celles des membres de son gouvernement.
Monsieur Seck poursuit : « Les réactions hostiles de l'opposition à cette première sortie n'ont pas empêché le président Wade de prendre cette décision. Quitte à exaspérer ses adversaires et la société civile, qui dénoncent une entorse au calendrier républicain, à la Constitution et à la démocratie. »
En droit, il n'est pas contesté que le couplage des élections législatives et présidentielle n'est en rien contraire à la Constitution.
En fait, comme indiqué à juste titre dans un démenti publié à Dakar par la présidence de la République du Sénégal : « Le report de quelques mois des élections législatives n'est en rien susceptible de modifier les résultats de cette dernière. »


Conscient de la fragilité de sa thèse, monsieur Cheikh Yérim Seck tente de trouver une autre explication.
Il procède cette fois-ci par spéculation puisqu'il écrit : « La démarche serait partie de sondages secrets commandités par les proches du chef de l'État. Les investigations des services secrets et les études des organismes privés ont conclu à une chute vertigineuse de la cote de popularité du chef de l'État. »
La présidence de la République du Sénégal conteste formellement ces allégations mensongères.
Comme indiqué dans le démenti publié par la présidence de la République : « Ni le président Wade ni ses proches n'ont commandité un quelconque sondage. Ils ne sont en possession d'aucun chiffre, ni d'aucune estimation, même de type policière, qui ait été pris en compte dans la décision de formuler la proposition de report des élections législatives »...
... « Il est loisible à tout autre journaliste de Jeune Afrique/l'intelligent, plus objectif et crédible que Cheikh Yérim Seck de venir constater la popularité du président Abdoulaye Wade in situ, en couvrant ses déplacements. »
Et pour cause : monsieur Cheikh Yérim Seck est de la même famille que l'ex-Premier ministre, monsieur Idrissa Seck, ce qui en effet, permet de douter de l'objectivité de l'auteur de cet article.
Conformément à l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881, je vous remercie d'insérer le présent droit de réponse dans le numéro qui suivra le surlendemain de la réception, ainsi que sur votre site Internet, sur lequel l'article litigieux a également été diffusé.
Cette insertion devra être faite à la même place et en mêmes caractères que l'article qui l'aura provoquée et sans aucune intercalation.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur de publication, mes salutations distinguées.
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
« Afrique de papa »

Article précédent :
Agenda

AUTRES

Lesotho : fin des législatives, résultat serré en vue

Lesotho : fin des législatives, résultat serré en vue

Près d'un million d'électeurs ont voté samedi dans le petit royaume africain du Lesotho pour élire un nouveau parlement, lors d'un scrutin serré qui pourrait déboucher sur la[...]

Nord du Mali : les rebelles touareg et les islamistes d'Ansar Dine fusionnent

La rébellion touareg et le mouvement islamiste Ansar Dine, deux des groupes qui contrôlent le nord du Mali depuis près de deux mois, ont annoncé samedi leur fusion et proclamé un "Etat isla[...]

Guinée-Bissau: confusion autour de l'ex-chef de l'armée, qui a quitté le pays

La confusion régnait samedi autour du sort de l'ex-chef de l'armée de Guinée-Bissau, l'amiral José Zamora Induta, qui a quitté son pays où son tombeur, le général Antonio I[...]

RDC : nouveaux combats dans un fief rebelle dans l'est du pays

De nouveaux combats entre armée congolaise et mutins ont éclaté samedi matin dans un fief rebelle dans le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprè[...]

Mali : le Premier ministre rencontre à Abidjan le président ivoirien Ouattara

Le Premier ministre malien de transition, Cheick Modibo Diarra, s'est entretenu samedi à Abidjan de la crise au Mali avec le président ivoirien Alassane Ouattara, chef en exercice de l'organisation régionale[...]

Maroc : de blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental semble s'enliser

De blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental, parmi un des plus anciens au monde, semble s'enliser dans les sables du désert après la décision du Maroc de retirer sa confiance à l'&ea[...]

Égypte : la bataille du second tour de la présidentielle est engagée

Les deux finalistes de la présidentielle égyptienne, le Frère musulman Mohammed Morsi et Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, ont cherché samedi à élargir leurs sout[...]

Algérie : l'installation de la nouvelle Assemblée perturbée par les islamistes

L'installation de la nouvelle assemblée nationale élue le 10 mai en Algérie a été perturbée par des députés islamistes de l'Alliance de l'Algérie Verte (AVV) qui ont[...]

Guinée-Bissau : l'ex-chef de l'armée arrêté au Sénégal

L'ex-chef d'état-major de l'armée bissau-guinéenne, l'amiral José Zamora Induta, et trois autres personnes qui avaient quitté le pays, ont été arrêtés cette semaine en [...]

Somalie : les forces gouvernementales annoncent la prise d'un nouveau bastion islamiste

Les forces progouvernementales en Somalie ont annoncé vendredi avoir conquis la localité-clé d'Afgoye, à 30 km de la capitale Mogadiscio, autour de laquelle vivent plusieurs centaines de milliers de d[...]

Lesotho : ouverture des bureaux de vote

Les bureaux de vote ont ouvert samedi au Lesotho où un million d'électeurs sont appelés à renouveler leur Parlement lors d'un scrutin qui s'annonce disputé, le Premier ministre Pakalitha Mosisi[...]

Tunisie : des groupes salafistes "menacent les libertés" selon une ONG

Des groupes salafistes menacent les libertés en Tunisie, a estimé vendredi le président d'honneur de la Ligue tunisienne de la défense des droits de l'homme (Ltdh) l'avocat Mokhtar Trifi.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers