Extension Factory Builder
25/02/2008 à 11:25
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
« Je place mon khalifat sous le signe de l'unité. Je considérerai avoir mené à bien ma mission si je parviens à réconcilier tous ceux qui, au Sénégal, sont en froid. » Cette confidence faite à un responsable syndical date du 21 février. Elle émane de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, khalife général des Mourides depuis le décès de Serigne Saliou Mbacké, son oncle et prédécesseur, le 28 décembre dernier.
Depuis le jour où il a pris place dans le fauteuil de guide de la confrérie, le sixième successeur de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur, multiplie les gestes d'apaisement. Le 13 février, il a personnellement appelé Mbaye-Jacques Diop, l'ancien président du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes), qui séjournait à Paris (voir p. 35), pour lui demander de regagner Dakar afin de rencontrer, le lendemain, le chef de l'État, Abdoulaye Wade.
En tête à tête au palais, les deux hommes, qui sont brouillés depuis la dissolution du Craes, ont eu une franche explication.
« J'ai dissous le Craes parce que j'étais fâché, attaque Wade. On m'a dit que vous n'aviez pas fait campagne pour moi lors de la présidentielle du 25 février 2007.
- J'ai fait mieux que ça, réplique Diop. J'ai inventé un slogan pour soutenir votre candidature, puis fait le tour de toutes les capitales régionales pour appeler à voter pour vous.
- Vous auriez déclaré, m'a-t-on rapporté, que je ne peux rien contre vous…
- Je ne peux pas à la fois contribuer à votre élection et défier votre autorité. »
Et le chef de l'État d'enterrer la hache de guerre : « Considérez que je ne vous tiens plus rigueur d'aucun grief, d'autant que mon marabout me le demande. »
Le 16 février, Mbaye-Jacques Diop a pris le chemin de Touba, pour remercier Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké, comme l'avait fait avant lui Macky Sall, le président de l'Assemblée nationale, après avoir été, lui aussi, reçu et « pardonné » par Wade, le 4 janvier.
Le khalife général n'entend pas s'arrêter là et va s'efforcer de mettre fin à une autre brouille, celle qui oppose Wade à son ex-homme de confiance, Idrissa Seck, tombé en disgrâce depuis son limogeage de la primature, le 21 avril 2004. Le nouveau maître de Touba en a touché un mot à Seck, lors des obsèques de Serigne Saliou Mbacké. Mais sans réussir à aborder avec lui le fond du problème. L'ancien Premier ministre s'est contenté de l'écouter et d'acquiescer en répétant sa formule favorite : « Absolument, tout à fait… »
Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Adiós Fidel !

Article précédent :
Thierry Michel filme le Katanga

AUTRES

Burkina : le projet de loi révisant la Constitution examiné le 30 octobre

Burkina : le projet de loi révisant la Constitution examiné le 30 octobre

C'est le 30 octobre que les députés burkinabè se prononceront sur projet de loi visant à modifier la Constitution et permettant à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat en 2015.[...]

Un Michel peut en cacher un autre

Le nouveau Premier ministre se prénomme Charles et n'a que 38 ans. Mais il a de qui tenir. Louis, son père, est un vieux briscard de la politique locale. Et de la "Belgafrique".[...]

Ebola : un premier cas au Mali fait craindre l'arrivée de l'épidémie

Le Mali connaît son premier cas d'Ebola. Il s'agit d'une fillette de deux ans venue de Guinée avec sa grand-mère. Elle a été placée en quarantaine à Kayes (Ouest), a annoncé[...]

Drissa Traoré : "Les crimes de sang reprochés à Simone Gbagbo seront jugés, à la CPI ou ailleurs"

"Justice des vainqueurs", "procès politique"... Que ce soit au sujet du prochain procès de Simone Gbagbo, ou de ceux de son mari, Laurent, et de Charles Blé Goudé, les critiques so[...]

OGM : les pays africains les plus avancés

 Dans "Technologies agricoles génétiquement modifiées pour l'Afrique", un rapport commandité par la BAD, l'Institut international sur les politiques alimentaires préconise l'adopti[...]

La danse des popotins

La danse des popotins "Nous sommes les hommes de la danse dont les pieds reprennent vigueur en frappant le sol dur." Ce vers, vous vous en êtes rendu compte, n'est pas de moi, mais bien de Léopold S&[...]

Mali : les Casques bleus, cibles privilégiées des jihadistes

Rarement mission onusienne aura autant été prise pour cible. Dans le Nord, les soldats de la Minusma sont seuls et en première ligne. Mines, tirs de roquettes et attentats ont déjà fait 3[...]

Théâtre : Étienne Minoungou sur le ring avec Muhammad Ali

Pour Étienne Minoungou, le directeur des Récréâtrales, qui se tiennent du 25 octobre au 2 novembre à Ouagadougou, l'art est un combat. Sur scène, il incarne le plus africa[...]

Terrorisme : le Maroc demande à la France de retirer son appel à la vigilance

Pour le ministre marocain de l'Intérieur, Mohamed Hassad, la présence du Maroc dans une liste de 40 pays dans lesquels la France appelle ses ressortissants à une vigilance renforcée "est totaleme[...]

Allemagne, la crise d'asthme

Les mauvaises nouvelles se succèdent, l'économie s'essouffle et le spectre de la récession menace. Mais Angela Merkel refuse d'infléchir sa politique. Louable opiniâtreté ou obstina[...]

Tunisie : tension sécuritaire à quatre jours des législatives

Alors que des hommes armés sont toujours retranchés dans une maison d'une banlieue de Tunis, l'activité d'éléments jihadistes  fait monter la tension sécuritaire de plusieurs crans d[...]

Pourquoi le Niger a acheté un avion de renseignement à 10 millions d'euros

Le gouvernement du Niger a annoncé mercredi avoir fait l'acquisition d'un avion de renseignement pour lutter contre les groupes armés islamistes le long de ses frontières avec le Mali et la Libye. Quelles en s[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers