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25/02/2008 à 11:25
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Depuis plus d'un demi-siècle, ce Sénégalais, ancien député-maire de Rufisque, fait de la politique comme il respire. Et il ne compte pas en rester là...

Stature imposante, démarche droite, port élégant… C'est un Mbaye-Jacques Diop égal à lui-même qui est venu rendre visite à Jeune Afrique à la mi-février. « Je suis très honoré d'avoir été invité dans les locaux de J.A., que je lis depuis plus de quarante ans. Pour les gens de ma génération, votre hebdomadaire est plus qu'un journal. C'est un outil de combat qui, dès les premières indépendances, en 1960, a accompagné notre continent jusqu'à sa décolonisation totale. »
Avec son physique qui résiste aux outrages du temps, Mbaye-Jacques Diop, 72 ans, est l'acteur politique sénégalais, toujours en activité, qui affiche l'une des plus longues carrières. C'est en 1954 qu'il adhère au mouvement des jeunes du Bloc démocratique sénégalais (BDS, futur Parti socialiste), la formation de Léopold Sédar Senghor, qui a assuré la transition de l'ère coloniale à l'indépendance. De fait, l'histoire personnelle de Mbaye-Jacques Diop se confond avec celle du Sénégal contemporain. Il a toujours été là, sous tous les régimes, de Senghor à Abdoulaye Wade, en passant par Abdou Diouf… Baron du Parti socialiste (PS), au pouvoir de 1960 à 2000, il a été député sans discontinuer de 1981 à 2004. Mais également maire, pendant dix-sept ans, de Rufisque, une agglomération située à 30 km de Dakar.

En 2000, entre les deux tours de la présidentielle qui a mis fin à quarante ans de règne socialiste, il tourne le dos à Abdou Diouf pour s'allier avec Abdoulaye Wade. Avant d'être réélu député en 2001 à la tête d'une liste du Parti pour le progrès et la citoyenneté (PPC), créé après son départ du PS. En guise de récompense, Wade le nomme, en août 2004, président du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes), version « wadienne » du Conseil économique et social.
En octobre 2007, le chef de l'État lui lance presque comminatoire : « J'ai besoin du poste que je vous avais confié. J'aimerais que vous démissionniez. » Mbaye-Jacques Diop refuse. Le président Wade dissout le Craes. Puis ressuscite le Conseil économique et social. « Je n'ai fait de tort à personne. Pourquoi devrais-je rendre le tablier ? » commente-t-il aujourd'hui. Devenu président de l'Union des conseils économiques et sociaux de la Francophonie et vice-président de l'Union des conseils économiques et sociaux d'Afrique, il n'exclut pas de se lancer dans la bataille des municipales de mai prochain pour récupérer le fauteuil de maire de Rufisque qu'il a longtemps occupé. En prélude à la résurrection du PPC dissout dans le parti de Wade le 20 mai 2002 ?
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