20/12/2007 à 17h:07 Par Frédéric Maury
Tout un symbole : le 29 mai dernier, British Petroleum (BP) a signé un accord avec la National Oil Company (NOC), la société pétrolière nationale de Libye. L'événement est de taille, puisqu'il marque le retour de BP dans le pays, trente-trois ans après en avoir été expulsé - comme toutes les autres compagnies étrangères. À la suite de cette décision, la production pétrolière libyenne s'était écroulée, passant de 3,4 millions de b/j à 1,5 million. Elle touche le fond en 1987, avec l'extraction de 1 million de b/j à peine. Mais avec la levée des sanctions économiques pesant sur le pays en 2004, la Libye, qui possède par ailleurs 35 % des réserves de pétrole du continent, ne pouvait que revenir sur le devant de la scène. Une quarantaine de groupes étrangers, dont l'américain Exxon, opèrent désormais sur place. Alors que les découvertes s'accélèrent, la production libyenne pourrait atteindre 2 millions de b/j en 2008, avant de franchir, peut-être, à nouveau, le seuil des 3 millions.
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