Extension Factory Builder
21/07/2008 à 11:10
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article

Alors que l'ancien chef rebelle Jean-Pierre Bemba attend d'être présenté à ses juges de la Cour internationale de justice (CIJ) pour des faits remontant à l'intervention de ses hommes en Centrafrique, un autre militaire congolais a été installé le 12 juillet à la tête de la Mission de consolidation de la paix (Micopax) à Bangui.
Nommé en remplacement du général gabonais Roger Bibaye Itanda, le vice-amiral Hilaire Mokoko tient l'occasion de faire oublier aux populations locales le souvenir douloureux laissé par les rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC). Restaurer l'image de la RD Congo pourrait être le seul sujet de satisfaction de l'officier supérieur à l'issue de son mandat. Tant il lui sera difficile, à l'instar de ses prédécesseurs, de justifier l'existence de la Micopax, anciennement appelée Force multinationale en Centrafrique (Fomuc).
Créée en 2002 par les chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) dans le but de protéger leur homologue Ange-Félix Patassé, menacé par les rebelles, cette « usine à gaz » qui emploie 500 personnes n'a pas empêché François Bozizé de prendre le pouvoir le 15 mars 2003. Du maintien de la paix, elle s'est alors reconvertie dans la lutte contre le grand banditisme et les coupeurs de routes avec un succès relatif. Alors que certains acteurs de la crise centrafricaine ont signé un accord global de paix le 21 juin à Libreville, le pays s'apprête à engager un dialogue « inclusif » censé exorciser les démons de la guerre civile. Certes, la paix demeure fragile. Mais l'utilité de cette mission, subventionnée par l'Union européenne - et tombée dans le giron de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (Ceeac) -, n'en reste pas moins à démontrer.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Article suivant :
Abdelwahab Ben Ayed

Article précédent :
Sarko, Wade, Zuma et les autres

Centrafrique

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Créé en 2001, Wikipédia s'est imposé depuis comme l'encyclopédie numérique la plus consultée au monde. Participative, elle rassemble des informations collectées par les utili[...]

Centrafrique : la suite de l'accord de Brazzaville

Après le cessez-le-feu entre groupes armés centrafricains conclu à Brazzaville le 23 juillet, reste à mettre en musique cet accord pour éviter qu'il ne reste lettre morte.[...]

Tchad : une préfecture pour Baba Laadé, un cadeau empoisonné ?

L’ancien rebelle Abdelkader Baba Laadé, revenu à la légalité il y a plus d'un an, a été nommé préfet de la Grande Sido, région frontalière avec la [...]

Centrafrique : scepticisme à Bangui après l'accord de Brazzaville

L'accord de cessation des hostilités signé mercredi à Brazzaville sera-t-il appliqué ? En Centrafrique, ils sont peu à y croire.[...]

Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique

À Brazzaville, où a finalement été signé un accord de cessez-le-feu a minima, le 23 juillet, la grande majorité des groupes armés de la crise centrafricaine était[...]

Centrafrique : les groupes armés signent un accord de fin des hostilités à Brazzaville

Mercredi soir, les délégués du forum de Brazzaville pour la réconciliation en Centrafrique ont signé un accord de cessation des hostilités. Il doit prendre effet immédiatement sur[...]

Centrafrique : l'ex-Séléka accepte de signer l'accord de cessez-le-feu à Brazzaville

Après avoir refusé de participer aux négociations de paix sur la Centrafrique à Brazzaville, l'ex-Séléka a finalement accepté mercredi de signer l'accord de cessation des[...]

Centrafrique : un accord de paix sera-t-il signé in extremis à Brazzaville ?

Neuf chefs militaires de l'ex-Séléka sont arrivés mardi soir à Brazzaville. Les autorités congolaises espèrent que leur présence permettra de débloquer les[...]

Centrafrique : les négociations de paix suspendues à Brazzaville

Les négociations pour la paix en Centrafrique ont été suspendues mardi à Brazzaville en raison de l'absence des représentants de l'ex-rébellion de la Séléka. Il reste moins[...]

Centrafrique : Jean-Serge Bokassa croit en son "destin politique"

Un brin mégalo, Jean-Serge Bokassa ose tout. Y compris se rêver en homme providentiel dans ce pays que son père dirigea jusqu'en 1979. La présidentielle de 2015 ? Il y pense très[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers