La crise tunisienne inquiète le président Français, qui a hésité à maintenir son déplacement prévu au mois de mai.
La crise politique que traverse la Tunisie inquiète au plus haut point François Hollande, qui, sous la pression du Quai d'Orsay, a envisagé d'annuler sa visite à Tunis, les 13 et 14 mai, pour ne pas donner l'impression de cautionner un pouvoir de plus en plus décrié. Il s'est finalement montré sensible aux arguments d'Adel Fekih, l'ambassadeur de Tunisie à Paris, qui lui a expliqué qu'il était important que la France manifeste son soutien à une population inquiète, quitte à prendre ses distances avec les responsables politiques. La visite a donc été maintenue. Après les déclarations embarrassantes de Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, qui avait dénoncé le « fascisme islamiste » après l'assassinat de Chokri Belaïd, le président a par ailleurs demandé aux membres de son gouvernement de manifester la plus grande prudence dans les propos qu'ils pourront être amenés à tenir sur la transition tunisienne. Des « éléments de langage » leur ont même été fournis.

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