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17/07/2013 à 09:49
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Un marché à Tunis le 20 juillet. Un marché à Tunis le 20 juillet. © AFP

Alors que le Ramadan a commencé il y a une semaine, des mouvements islamistes, en Tunisie, condamnent ceux qui ne jeûnent pas. Une stigmatisation tournée en dérision sur les réseaux sociaux.

La question du respect du jeûne dans les lieux publics n'a jamais posé problème en Tunisie... sauf depuis l'arrivée au pouvoir des islamistes. « Les non-jeûneurs seront photographiés et stigmatisés », a ainsi décrété le prédicateur Adel Elmi, ardent défenseur des valeurs religieuses et morales, qui a proposé d'utiliser les caméras de surveillance présentes dans les lieux publics afin de débusquer les fataras.

Il n'a nul besoin de se donner cette peine : à visage découvert, des Tunisiens de tous âges le tournent en dérision. Ils ont diffusé sur les réseaux sociaux des photos d'eux, attablés devant un bon repas ou un verre à la main, assorties de commentaires drôles et savoureux. D'autres le narguent en l'invitant à les suivre, tout au long du ramadan, sur l'hastag #fater, qui recense les cafés et restaurants ouverts en journée.

Fermeture

La liberté de culte et de conscience inscrite dans le projet de Constitution ne semble pas non plus du goût de Noureddine Khadmi, le ministre des Affaires religieuses, qui a prôné la fermeture des cafés. Aussitôt Aziz Krichen, conseiller politique de Moncef Marzouki, le président de la République, a remis les pendules à l'heure : « Les musulmans pratiquants ont le droit d'exercer leur culte, et le devoir du ministre est de faire respecter ce droit. Les non-pratiquants et les non-musulmans ont le droit d'aller au café et au restaurant, et le devoir du ministre est de ne pas faire obstacle à l'exercice de ce droit. Ce n'est pas plus compliqué que cela », a-t-il asséné.

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