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17/07/2013 à 15:59
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Faustin Kayumba Nyamwasa, l'ancien chef d'état-major de l'armée rwandaise. Faustin Kayumba Nyamwasa, l'ancien chef d'état-major de l'armée rwandaise. © Stephane De Sakutin/AFP/Getty Images

Les récentes interviews des anciens responsables militaires rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa et Patrick Karegeya compliquent un peu plus les rapports déjà tendus entre l'Afrique du Sud, où il sont exilés, et le Rwanda.

Rallié à l'opposition et réfugié en Afrique du Sud, Faustin Kayumba Nyamwasa, l'ancien chef d'état-major de l'armée rwandaise, doit « s'abstenir de toute prise de position politique » sous peine de perdre son statut de réfugié. C'est en tout cas ce qu'avaient affirmé les autorités sud-africaines en août 2012 après des déclarations très critiques du président rwandais, Paul Kagamé, à l'hebdomadaire City Press. L'avertissement n'a pas empêché l'opposant de récidiver, avec Patrick Karegeya, un ancien chef du renseignement rwandais, sur les ondes de Radio France Internationale, le 9 juillet. Au siège de la station, on confie que ces interviews n'ont pas été « particulièrement difficiles » à obtenir.

Les relations entre Pretoria et Kigali sont notoirement mauvaises. Convaincu que le Rwanda instrumentalise la rébellion congolaise du Mouvement du 23-Mars, le gouvernement sud-africain a envoyé des troupes pour combattre cette dernière dans le cadre de la brigade d'intervention de l'ONU. A-t-il aussi donné son feu vert à Kayumba ? Ce dernier « n'est pas autorisé à faire de tels commentaires », assure-t-on au ministère des Affaires étrangères, qui va « transmettre son cas aux services compétents ». Reste à savoir quelles en seront les conséquences.

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