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05/07/2013 à 16:26
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Les six chefs d'État de la Cemac. Les six chefs d'État de la Cemac. © Jeune Afrique

Rien ne va plus à la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC). Les président et vice-président, Michaël Adandé et André Nzapayéké, se livrent une guerre sans merci. Explications.

C'est désormais la guerre ouverte entre le Gabonais Michaël Adandé, président de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), et le Centrafricain André Nzapayéké, son vice-président. Sur fond d'accusations réciproques de mauvaise gestion, les deux hommes ne se parlent plus et se critiquent à tout propos. Une situation qui inquiète le personnel de la banque régionale, dont le siège est à Brazzaville.

"Gabonisation" des postes

Dans une lettre adressée au comité d'audit en date du 7 juin et signée du nom de Thierry Mangout, un pseudonyme collectif, des cadres de la banque déplorent « le climat délétère fait d'intrigues et de coups tordus » qui, selon eux, y règne. Autres reproches fréquemment entendus dans les couloirs de la banque : les trop nombreuses missions de Michaël Adandé, qui passerait « rarement plus de dix jours d'affilée à Brazzaville » ; la confortable prime de bilan 2012 (quatre mois de salaire, soit environ 40 millions de F CFA ; 61 000 euros) que le conseil d'administration, dont il est le président, lui a attribuée - ce qui constitue un fait sans précédent dans l'histoire de la banque - ; et, surtout, la « gabonisation » excessive des postes à responsabilités. Huit divisions sur douze, plus les présidences de l'assemblée générale des actionnaires et du comité d'audit sont détenues par le Gabon. En poste depuis trois ans, Adandé ne fait donc pas, c'est le moins qu'on puisse dire, l'unanimité.

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