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31/05/2013 à 17:19
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Lors d'un match amical contre le Japon, fin 2003, à Nakatsue. Lors d'un match amical contre le Japon, fin 2003, à Nakatsue. © Maxppp

La petite localité avait hébergé les Lions indomptables lors de la Coupe du monde de 2002. Elle leur voue depuis un véritable culte.

« Au départ, on rêvait de pouvoir accueillir les Argentins ou les Anglais. Je dois dire que je n'avais jamais entendu parler du Cameroun. Quand on m'a informé que finalement le village recevrait les footballeurs de ce pays, j'ai regardé sur une carte, en commençant par l'Amérique centrale », reconnaît humblement Yasumu Sakamoto. À 82 ans, l'ancien maire de Nakatsue, bourgade de 1 300 âmes au coeur de la préfecture d'Oita, à Kyushu, est aujourd'hui incollable sur le Cameroun, comme le reste de la population qui a noué avec les Lions indomptables une histoire d'amour indéfectible lors de la Coupe du monde de football de 2002. Dans cette région connue pour ses mines d'or, aujourd'hui fermées, le souvenir de ces quelques semaines est soigneusement entretenu. Dans le restaurant du coin, on peut déguster un bento composé aux couleurs camerounaises. Dans la boutique de souvenirs, les touristes de passage trouvent aussi bien des tee-shirts rappelant le passage des Lions indomptables que des biscuits au wasabi dans des emballages frappés du drapeau camerounais.

Le centre sportif, qui a servi de camp de base à Samuel Eto'o et à ses coéquipiers, conserve de nombreuses traces de leur passage, et la colline au sommet duquel il se trouve a été rebaptisée « Colline Cameroun ». « Tout le village s'est rangé derrière l'équipe. Nous sommes devenus plus camerounais que les Camerounais, affirme M. Sakamoto. C'est encore aujourd'hui très fort. Nous avons mis en place des échanges avec un village camerounais avec lequel nous entretenons des relations régulières. » L'arrivée des footballeurs à Nakatsue a permis au village de sortir de l'anonymat. « Les médias du monde entier ont parlé de nous. Nous le devons aux Lions indomptables », ajoute Yasumu Sakamoto. À tel point qu'en novembre 2003, lors d'un match amical entre le Japon et le Cameroun à Oita, tout le village a fait le déplacement. « Ça a fait toute une histoire. La plupart des habitants sont âgés. Leurs enfants ne voulaient pas qu'ils fassent le déplacement. Mais ils n'ont pas réussi à les faire changer d'avis. Et dans les tribunes du stade d'Oita, il y avait 1 000 supporteurs du Cameroun. C'était nous », rappelle fièrement l'ancien maire. Sur sa carte de visite, il y a un petit message où le mot « forever » (« à jamais ») est inscrit en lettres capitales sous un dessin symbolisant l'union entre le Cameroun et Nakatsue. 

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