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01/05/2013 à 07:57
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C'est à Dibanga (Cameroun) que la famille Moulin-Fournier avait été enlevée, le 19 février. C'est à Dibanga (Cameroun) que la famille Moulin-Fournier avait été enlevée, le 19 février. © AFP

Bien implantée au Nigeria où son nom est synonyme de terreur, la secte Boko Haram prend pied de l'autre côté de la frontière camerounaise. Rien de plus facile dans une région où l'argent permet tout. Reportage exclusif à Maiduguri, fief de la secte islamiste.

Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria. Une sirène se rapproche à toute vitesse. Soudain, le convoi de véhicules militaires déboule sur Post Office Roundabout, l'un des rares lieux de vie de la capitale fantôme de l'État de Borno. Une voiture de police avec gyrophare ouvre le chemin, talonnée par une ambulance dont le chauffeur porte un masque sanitaire. « Ils viennent encore de faire un carnage », soupire celui qu'on appellera Abba Badu (il a préféré garder l'anonymat), un journaliste nigérian qui nous a donné rendez-vous dans une station-service du centre-ville.

Puis une camionnette s'arrête, dans laquelle six hommes encagoulés en uniforme noir et armés de fusils d'assaut mettent en joue les passants figés. « Surtout, ne faites aucun geste brusque », demande notre hôte. Plus tard, il nous raconte comment des malheureux ont été mitraillés pour avoir manipulé leur téléphone portable dans des circonstances similaires. Les gâchettes faciles de la Joint Task Force (JTF) n'aiment pas les téléphones, ces télécommandes qui font exploser des bombes artisanales au passage des convois militaires.

>> Lire aussi : Cameroun, ça chauffe aussi à l'Est

Maiduguri, cité-martyre

En queue de cortège, un véhicule blindé dont la mitrailleuse, montée sur une tourelle et tenue par un soldat, tourne dans tous les sens. Le convoi reprend ensuite sa route. Le silence chargé d'adrénaline retombe sur la ville écrasée par le soleil. À Maiduguri, cité-martyre, foyer de l'insurrection islamiste, on craint autant les fanatiques de Boko Haram que les forces de la JTF. Les premiers sont parvenus à instaurer un ordre islamiste dans tout le nord-ouest du Nigeria, tandis que les militaires, confrontés à un ennemi fondu dans la population, tirent sans discernement ni sommation sur tout ce qui leur paraît suspect.

Au loin, on entend des détonations, écho d'une violence devenue ordinaire. « Nous en sommes à une moyenne de dix attaques par jour », explique Abba Badu, qui tient à nous montrer ce qu'est devenue « sa » ville. Des quartiers entiers se sont vidés de leur population ; des policiers repliés dans leurs commissariats dont les façades sont défigurées par des fortifications en sacs de sable ; partout, des ruines qui témoignent de la violence des affrontements ; commerces et écoles ont fermé depuis des années... Il ne faut pas rester trop longtemps dans cet endroit exposé. Parler aux étrangers - a fortiori journalistes - est un risque majeur. Les agents du State Security Service (SSS) en civil ne vont pas tarder à s'intéresser à notre petit groupe. Les tueurs de la secte aussi. Les violences attribuées à celle-ci et leur répression sanglante par les forces de l'ordre ont fait, selon les estimations, plus de 3 000 morts depuis 2009.

« Il faut partir ! » Direction le Government Reserved Area (GRA), un quartier sécurisé où Abba et sa famille ont trouvé refuge depuis l'intensification de la contre-offensive lancée par le gouvernement fédéral contre la secte religieuse. Avant le début de l'insurrection, il vivait avec les siens dans une confortable villa non loin du centre des affaires. Un jour, un combattant en fuite a sauté le mur de clôture d'une maison voisine. La JTF a alors encerclé tout le pâté de maisons, mitraillé la villa avant de l'incendier. « Parfois, les militaires s'en prennent aux voisins, eux aussi soupçonnés de complicité avec les insurgés islamistes », raconte-t-il. Il a préféré déménager à la GRA, chez les fonctionnaires. La famille vit désormais dans un deux-pièces sans meuble. On s'assoit sur un matelas étendu sur le sol et couvert de tapis d'orient poussiéreux. 

Prudence

Dans cette guerre sans ligne de front, les combats se déroulent sous les fenêtres des habitants. Pourquoi ne pas avoir quitté la ville comme l'ont fait avant eux plus de 1 million d'habitants de Maiduguri depuis la dégradation de la situation, en 2008 ? « Où voulez-vous que j'aille ? Je suis né ici. J'y ai grandi et j'y travaille, explique le jeune homme. Et puis, quand on respecte la charia dans les espaces publics, au moins on ne risque pas de se faire tuer par les islamistes », poursuit-il.

Comme plusieurs États du Nord-Est, Borno a adopté la charia en août 2000. Mais les islamistes jugent son application insuffisante et imposent la police des moeurs : l'alcool est interdit, les femmes doivent porter le hijab, école coranique pour tout le monde... L'enseignement à l'occidentale est haram, c'est-à-dire interdite. Malheur à ceux qui le pratiquent. En l'absence de tribunaux islamistes, les insurgés font la loi. Le châtiment le plus récent date du 18 mars : quatre enseignants dont deux femmes de la Shehu Sanda School de Maiduguri ont été exécutés dans la cour de leur école, et les élèves chassés. Plusieurs d'entre eux ont été blessés. L'ordre islamiste règne. Les églises sont incendiées et les chrétiens pris pour cible. La dernière tuerie remonte au 28 décembre 2012 : neuf Camerounais ont été tués à l'arme blanche dans une église de la ville. Aucun cinéma ne fonctionne, et les boîtes de nuit sont fermées.

Scène de rue. Le strict respect de la loi islamique. Telle la règle à Borno.

© DR

"Tout traître ou dénonciateur doit savoir que sa femme sera veuve et ses enfants orphelins"

Pour survivre à Maiduguri, il faut aussi éviter de parler aux militaires, lesquels pressent la population de dénoncer les insurgés. Ceux qui sont surpris en conversation avec des soldats de la JTF ou parlant aux agents du SSS sont considérés comme des traîtres. « Tout traître ou dénonciateur doit savoir que sa femme sera veuve et ses enfants orphelins », avertit un communiqué signé Abubakar Shekau, le patron de la Choura, - le haut conseil de cinq dirigeants - dont les têtes sont mises à prix 50 millions de nairas (240 000 euros) par l'État fédéral. Ce ne sont pas de vaines menaces. La secte a des yeux et des oreilles partout. Les cireurs de chaussures, les vendeurs à la sauvette, les chauffeurs de keke-marwa's (taxis-tricycles jaunes à moteur) ou les chauffeurs routiers sont autant d'informateurs volontaires ou forcés... Les cibles de leurs attaques sont toujours les mêmes : les fonctionnaires fédéraux (policiers, militaires), les imams accusés de dévoyer l'islam, les hommes politiques... Ils sont traqués, « punis » pour l'exemple et de façon théâtrale afin de marquer les esprits.

Dans cette guerre asymétrique, l'ennemi a l'apparence d'un civil sans histoires. Selon le scénario classique, des combattants dissimulent sous leur djellaba des AK-47 dont la crosse a été sciée, se rapprochent de leur objectif sans éveiller de méfiance, puis, soudain, ouvrent le feu. Lorsque la cible est un commissariat ou une banque, la secte peut mobiliser une centaine d'hommes. L'arsenal des insurgés se compose également de lance-roquettes RPG7. Une cache d'armes découverte dans la banlieue pauvre de Jajeri a révélé des batteries de canons antiaériens... Le message de terreur adressé à la population est clair : Boko Haram peut frapper n'importe qui, n'importe où.

"Les morgues sont pleines"

En dépit de leur réponse brutale, les forces de l'ordre ne parviennent pas à rétablir la sécurité. Au moins deux membres de la JTF sont tués chaque jour. Les commissariats, les points de contrôle routiers, les administrations, le gouvernorat et même la grande mosquée sont sans cesse attaqués.  « Les morgues sont pleines, explique un médecin dans les colonnes du Daily Trust, le quotidien régional. Qui oserait se présenter à l'hôpital pour réclamer le corps d'un Boko Haram ? s'interroge-t-il. Même s'il s'agit d'un membre de votre famille, vous courrez le risque d'être arrêté », s'indigne le praticien. D'ailleurs, l'armée ne prend plus la peine de ramener les corps. Elle enterrerait les morts, qu'ils soient islamistes ou victimes collatérales, dans des fosses communes creusées à la pelleteuse dans la périphérie de la ville.

À Abuja, le président Goodluck Jonathan est lui aussi sous pression. Ses opposants lui ont d'abord reproché son « indécision ». Il aurait laissé la situation s'envenimer. « Les États de Borno, Kano, Bauchi, Adamawa, Yobe et d'autres entités du nord-est nigérian ont toujours été discriminés », tempête un sénateur dans une lettre adressée au chef de l'État. Comparée au reste du pays, la situation y est catastrophique : 48,5 % des enfants en âge d'être scolarisés ne le sont pas, et 83 % des jeunes sont illettrés. Ajoutée au faible accès à l'éducation, la pauvreté favorise la propagation des idées extrémistes et la violence. Accusé de négligence, le président a donc entrepris une tournée dans la région.

Pour l'accueillir le 5 mars dernier à Maiduguri, les forces de sécurité ont coupé tous les axes routiers, y compris les grandes routes nationales, bloquant ainsi pendant dix heures le trafic transfrontalier de camions d'arachide et de gomme arabique, les principaux produits d'exportation de Borno. Sur place, une assemblée de sages baptisée Elders, à laquelle s'est joint l'influent sultan de Sokoto, Sa'adu Abubakar, lui a proposé d'amnistier les islamistes qui accepteraient de déposer les armes. Chrétien du Delta du Niger dans la région pétrolière du Sud-Est, Goodluck a bien paraphé un accord d'amnistie en faveur des groupes politico-mafieux qui y ont fait prospérer la piraterie et le business de l'enlèvement, mais il a refusé de l'étendre à Boko Haram. « Il n'y aura pas d'amnistie pour des fantômes ! » a-t-il tranché. Ibrahim Gaidam, le gouverneur de l'État voisin de Yobe, lui a donné raison. « Dans le Delta, si vous appelez [les insurgés], ils viendront, vous diront ce qu'ils revendiquent et pourquoi ils font ça... Mais on ne voit personne ici qui nous dise appartenir à Boko Haram. Du coup, il n'y a personne à amnistier ! » La position du président indigne le journaliste Abba Badu. « Jonathan croit en une victoire militaire. Il veut intensifier les tueries, la torture et les exécutions extrajudiciaires ! Pourtant, même l'armée américaine pourrait perdre cette guerre. Pour que nous ayons le dessus sur la terreur, nous devons d'abord conquérir le coeur du peuple », argumente-t-il.

Non seulement le conflit n'est pas près de s'arrêter, mais il menace d'embraser les régions frontalières des pays voisins, comme l'a illustré l'enlèvement d'une famille d'expatriés français, le 19 février, dans le nord du Cameroun. Même s'ils ont été libérés, le 18 avril, on se demande comment cela a pu se produire alors que l'état d'urgence est décrété au Nigeria et que les forces camerounaises sont sur les dents de l'autre côté de la frontière. Solidarités ethniques transfrontalières, corruption, frontière longue et poreuse. Autant d'explications pour justifier les difficultés à arrêter les islamistes. Cameroun et Nigeria ne parviennent pas à contrôler efficacement la circulation des personnes et des armes. 

>> Lire aussi : Libération de la famille Moulin-Fournier : le choix de la diplomatie parallèle

Argent

Notre voyage de la ville frontière d'Amchidé, au Cameroun, jusqu'à Maiduguri, au Nigeria, sans passeport et sans jamais être fouillés en est la preuve. Pourtant, le trajet long de 142 km a été entrecoupé par dix-neuf contrôles routiers du côté nigerian. Tout a été facilité par Ahmed, un chauffeur de l'ethnie kanourie, établie dans l'État de Borno et sur une partie de l'extrême Nord camerounais. Né à Bama, une petite ville à mi-chemin entre Amchidé, au Cameroun, et Maiduguri, il a grandi et a fondé sa famille à Amchidé. Il ne parle ni français ni anglais. Ici, il suffit de parler le haoussa et le fulfuldé, la langue véhiculaire régionale. De quelle nationalité est-il ? « Quelle importance ? » semble-t-il répondre en haussant les épaules. Il loue sa Volkswagen Golf immatriculée au Nigeria à des clients, en règle ou non, désirant se rendre dans ce pays. Avec des nairas (la monnaie nigériane), tout devient possible dans cette partie du monde.

Premier contrôle routier au bout de 3 km sur une route défoncée. Les portables et appareils photos doivent être rangés. Le chauffeur s'adresse au soldat en haoussa. Alors que l'état d'urgence est en vigueur, nous devrions, au mieux, être refoulés, mais non. Les deux hommes se serrent la main. Un billet de 500 nairas vient subrepticement de changer de propriétaire. L'argent a opéré un miracle. Le manège se reproduit de contrôle en contrôle, parfois distants de seulement 100 m. Deux fois, nous avons cru être enfin tombés sur un officier respectueux des lois. Ahmed est revenu furieux au bout d'une longue négociation avec un gradé. Ce dernier avait simplement fait monter les enchères, exigeant 1 500 nairas par voyageur ! Les billets ont encore changé de mains. Ainsi sommes-nous parvenus à Maiduguri.

Le dispositif sécuritaire comporte des centaines de militaires mais s'avère perméable, donc inefficace dans sa mission de réprimer les activités criminelles et de stopper la circulation des armes. Par conséquent, rien n'empêche les « mules » de Boko Haram de transporter armes et munitions sur des motos de fabrication chinoise. Leurs engins avalent des kilomètres sur les pistes labyrinthiques de la steppe, évitant autant que possible la route bitumée et ses contrôles. Les cargaisons sont ensuite chargées dans des camions conduits par des complices. « Quatre AK-47 à crosse sciée tiennent dans un sac d'arachides », explique un policier camerounais qui a enquêté sur la « logistique » de l'organisation terroriste. Le chargement terminé, le camion peut repartir. Conscient de la gravité de la situation, les douaniers nigérians avaient installé un scanner permettant d'inspecter au rayon X la cargaison des poids lourds sans les immobiliser trop longtemps. Installé sur le corridor menant vers Kano, l'appareil a finalement été détruit courant 2012 par les islamistes. 

Trafics

Côté camerounais, on regarde impuissant la situation se détériorer chez le voisin. Face à la menace de contagion, les autorités ont renforcé la surveillance du territoire. Sur l'axe routier Maroua-Mora-Amchidé, une demi-dizaine de contrôles de police et de gendarmerie ont été mis en place. Eux aussi sont très faciles à contourner grâce aux billets de banque. Selon Guibaï Gatama, patron de l'hebdomadaire régional L'OEil du Sahel, « les islamistes se ravitaillent en armes via des filières d'approvisionnement qui remontent au Soudan, au Tchad et en Centrafrique en transitant par le nord du Cameroun ». La demande en armes et en munitions serait si importante que les trafiquants afflueraient de toute la bande sahélienne. Parfois, les transactions virent au règlement de compte. Des policiers racontent comment, le 25 mars, un trafiquant d'armes camerounais connu des services de police a été enlevé sur le pont de Chagoua (Tchad) par des islamistes présumés. Pour acheminer leurs cargaisons au Nigeria, leurs principaux corridors passent par le Cameroun plutôt que par le Niger, où les contrôles sont plus stricts. L'ampleur du trafic est difficile à évaluer. Le 13 octobre 2012, à Limani (Mayo-Sava), des policiers camerounais sont tombés sur une cargaison de 1 399 balles d'AK-47 et des armes de guerre. Le véhicule et ses occupants étaient partis de Kousseri (extrême Nord), avaient théoriquement passé dix barrages de police avant d'être interceptés, rapporte L'OEil du Sahel.

Cameroun, un pays dans l'oeil du cyclone (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Pour assurer la sécurité sur son territoire, le Cameroun compte par-dessus tout sur le fameux bataillon d'intervention rapide (BIR). La police a elle aussi besoin de plus d'hommes. Au commissariat d'Amchidé, les policiers n'ont qu'un jour de repos par semaine. Une seule voiture est en état de rouler. Ils ont pourtant pour mission de surveiller un rayon de 100 km d'une frontière longue de 2000 km entre les deux pays. Ces derniers mois, six attaques ont eu lieu entre Amchidé et Banki, la ville voisine nigériane. Il y a quelques semaines, un groupe a attaqué le poste de police nigerian. Les Camerounais ont accouru pour protéger leur territoire. Pris entre deux feux, les assaillants ont dû se replier. « Ils n'ont pas de projet d'État islamiste transfrontalier. Ce qu'ils veulent, c'est utiliser le Cameroun comme base arrière dans leur combat contre le pouvoir fédéral d'Abuja », explique un officier camerounais. Assez régulièrement, les islamistes traquent jusqu'en territoire camerounais policiers, douaniers, militaires nigérians.

>> Lire aussi : le BIR en première ligne

Pour débusquer l'ennemi qui se fond dans la population, les Camerounais investissent dans la collecte de renseignements. « Les Kanouris du Nigeria se réfugient facilement de ce côté de la frontière chez leurs cousins du Cameroun. Le problème est que ces derniers ne les dénoncent pas », se plaignent les policiers. Le 27 février dernier, le président de l'Assemblée nationale Cavayé Yéguié Djibril, originaire de la région, a réuni les chefs traditionnels et les imams pour exiger plus d'implication dans la traque des islamistes. L'imam de la mosquée de Maroua, la plus grande ville de l'extrême Nord camerounais, a recommandé aux écoles coraniques d'interdire aux étrangers de dispenser des enseignements religieux. Écoles qui, du reste, ne sont ni recensées ni surveillées.

Yaoundé semble si loin de cette guerre contre l'islamisme dont elle perçoit difficilement les échos et les enjeux. Pourtant, dans une vidéo mise en ligne le 15 mars, la secte défiait directement les autorités camerounaises, qui, au regard des capacités et de la détermination de cet ennemi invisible, devraient prendre ces menaces au sérieux.

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Par Georges Dougueli, envoyé spécial à Maroua et à Maiduguri

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