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18/02/2013 à 07:18
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La candidature de Bouguerra Soltani à la présidentille de 2014 paraît peu probable. La candidature de Bouguerra Soltani à la présidentille de 2014 paraît peu probable. © Reuters

La déroute des islamistes aux élections législatives, municipales et sénatoriales ont fragilisé Bouguerra Soltani, jusque là seule figure rassembleuse du mouvement. De jeunes ambitieux lorgnant la présidentielle de 2014 ont déjà fait scission pour créer de nouveaux partis.

Plus fort que jamais dans les pays du Printemps arabe, le courant fondamentaliste, composé d'une force principale, le Mouvement de la société pour la paix (MSP, de Bouguerra Soltani), d'obédience Frères musulmans, et de quelques « forces supplétives », notamment Ennahda et El-Islah, enregistre un surprenant recul en Algérie. Miné par des dissidences internes, le MSP, troisième force politique de la législature sortante, a subi une déroute aux législatives de mai 2012. Une débâcle confirmée quelques mois plus tard lors des municipales et des sénatoriales. Ces malheurs électoraux ont valu à Soltani d'être sur la sellette. D'aucuns lui promettent le même sort que ses anciens partenaires au sein de l'Alliance présidentielle, Abdelaziz Belkhadem du FLN et Ahmed Ouyahia du RND. Mais qu'il soit débarqué ou non, il est peu probable qu'il maintienne ses ambitions présidentielles pour 2014.

Relève

De jeunes loups du MSP pointent déjà leur museau. Deux cadres en vue ont en effet décidé de claquer la porte du parti pour créer le leur : Abdelmadjid Menasra, ancien ministre de l'Industrie, qui a fondé le Front du changement, et Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, qui a lancé son Rassemblement Espoir de l'Algérie, dont le sigle en arabe, Taj, signifie « couronne ». Menasra et Ghoul devraient être de la partie dans la pêche aux voix islamistes. Vedette montante des Frères, Abderrazak Mokri, chef du groupe parlementaire, refuse de quitter le parti et compte sur l'investiture du MSP. La quatrième personnalité issue du courant islamiste à briguer la succession de Bouteflika est un éternel candidat malheureux : Abdallah Djaballah, qui mise sur sa constance. « Contrairement aux autres dirigeants islamistes, je ne me suis jamais allié au pouvoir », répète-t-il à l'envi pour obtenir les suffrages des fondamentalistes. Mais cet argument ne suffira peut-être pas à faire oublier sa fâcheuse manie de confondre les finances des partis qu'il a eu à diriger avec sa cagnotte personnelle.

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