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14/02/2013 à 11:54
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Un drone MQ-9 Reaper. Un drone MQ-9 Reaper. © SIPA

Les drones américains ne peuvent plus décoller depuis Djibouti. Vent de panique à Washington.

Depuis qu'un drone américain s'est à demi écrasé à l'atterrissage sur la piste de l'aéroport international d'Ambouli, le 14 décembre, paralysant tout trafic aérien pendant de longues heures, les autorités djiboutiennes ne décolèrent pas. L'armée américaine, qui abrite dans sa base du camp Lemonnier à Djibouti une douzaine de drones Predator et Reaper, les utilise régulièrement pour des opérations d'élimination ciblées de chefs d'Al-Qaïda au Yémen voisin - sans jamais prendre la peine de solliciter la moindre autorisation de la part des Djiboutiens, ni même de les informer. Déjà passablement agacé par cette situation, le président Ismaïl Omar Guelleh a jugé qu'il s'agissait là de l'incident de trop : les drones US n'ont donc plus le droit d'utiliser la piste d'Ambouli.

"Nous connaissons les américains..."

Vent de panique au Pentagone, incapable désormais de faire voler son « arme fatale » depuis Djibouti. Numéro deux du bureau des affaires africaines du département d'État, Donald Yamamoto a donc été dépêché en urgence à Addis-Abeba, le 27 janvier, pour y rencontrer le président Guelleh en marge du sommet de l'Union africaine. Dans un souci d'apaisement, ce dernier a proposé une solution de remplacement : la piste de Chabelley, à une dizaine de kilomètres de Djibouti-Ville. Problème : cet aérodrome est déjà utilisé par... l'armée française, qui l'a construit pour servir de piste de secours à ses propres appareils et qui se montre très réticente quant à la perspective d'y accueillir l'armada des drones US. « Nous connaissons les Américains : au bout d'un mois, ils considéreront Chabelley comme leur propriété », soupire un officier français. Un laborieux accord tripartite franco-américano-djiboutien est tout de même en cours d'élaboration. En attendant, les Predator restent cloués au sol.

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