Les drones américains ne peuvent plus décoller depuis Djibouti. Vent de panique à Washington.
Depuis qu'un drone américain s'est à demi écrasé à l'atterrissage sur la piste de l'aéroport international d'Ambouli, le 14 décembre, paralysant tout trafic aérien pendant de longues heures, les autorités djiboutiennes ne décolèrent pas. L'armée américaine, qui abrite dans sa base du camp Lemonnier à Djibouti une douzaine de drones Predator et Reaper, les utilise régulièrement pour des opérations d'élimination ciblées de chefs d'Al-Qaïda au Yémen voisin - sans jamais prendre la peine de solliciter la moindre autorisation de la part des Djiboutiens, ni même de les informer. Déjà passablement agacé par cette situation, le président Ismaïl Omar Guelleh a jugé qu'il s'agissait là de l'incident de trop : les drones US n'ont donc plus le droit d'utiliser la piste d'Ambouli.
"Nous connaissons les américains..."
Vent de panique au Pentagone, incapable désormais de faire voler son « arme fatale » depuis Djibouti. Numéro deux du bureau des affaires africaines du département d'État, Donald Yamamoto a donc été dépêché en urgence à Addis-Abeba, le 27 janvier, pour y rencontrer le président Guelleh en marge du sommet de l'Union africaine. Dans un souci d'apaisement, ce dernier a proposé une solution de remplacement : la piste de Chabelley, à une dizaine de kilomètres de Djibouti-Ville. Problème : cet aérodrome est déjà utilisé par... l'armée française, qui l'a construit pour servir de piste de secours à ses propres appareils et qui se montre très réticente quant à la perspective d'y accueillir l'armada des drones US. « Nous connaissons les Américains : au bout d'un mois, ils considéreront Chabelley comme leur propriété », soupire un officier français. Un laborieux accord tripartite franco-américano-djiboutien est tout de même en cours d'élaboration. En attendant, les Predator restent cloués au sol.

Dlamini-Zuma place le sommet des 50 ans de l'UA sous le signe du "panafricanisme"
Algérie : Bouteflika et les autres patients africains du Val-de-Grâce
RDC : arrivée de Ban Ki-moon en pleine reprise des combats au Kivu







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le responsable aux relations extérieures du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), le 9 juin 2012 à Ougadougou
L'entraîneur du Mali Patrice Carteron, lors d'une conférence de presse pendant la CAN, le 8 février 2013 à Port Elizabeth
Un homme court sous la pluie, le 27 novembre 2007 Ã Astawali dans la banlieue ouest d'Alger
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Ban Ki-moon (g) en compagnie du président congolais Joseph Kabila (c) et du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, à Kinshsa, le 22 mai 2013
Jean-François Delfraissy, directeur général de l'Agence national de recherche sur le sida, le 24 septembre 2009 à Paris
Des chercheurs réunis, le 21 mai 2013 à l'Institut Pasteur de Paris, pour les 30 ans de la découverte du VIH











