Les membres de la Cedeao se précipitent désormais pour fournir des bataillons à la Misma. L'attaque surprise des jihadistes en direction de Bamako y est sans doute pour quelque chose, les succès de l'opération Serval aussi.
Après avoir traîné les pieds pendant des mois, les États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), même les petits poucets comme la Sierra Leone, le Liberia, le Cap-Vert ou la Gambie se bousculent désormais au portillon pour fournir des troupes à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). « Plus on sera, mieux ce sera, nous pourrons ainsi mieux couvrir le territoire », se réjouit un officier ouest-africain. Signe que les temps ont changé, les chefs d'état-major des différents pays envisagent à présent d'envoyer au Mali des bataillons constitués non plus de 500, mais de 650 hommes. Le 31 janvier, près de 3 000 soldats ouest-africains se trouvaient au Mali. Plus 1 300 Tchadiens sur les 2 250 annoncés.

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