L'ex-secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, ne lâche rien. Il compte briguer un nouveau mandat pour le poste dont il vient à peine de se faire démettre...
Évincé le 31 janvier de son poste de secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) par 160 voix contre 156, Abdelaziz Belkhadem (67 ans) a reconnu sa défaite, mais ne s'avoue pas vaincu. Moins de quatre heures après le vote, il est retourné à l'hôtel El-Riadh, à Sidi Fredj (ouest d'Alger), où se tenait une réunion du comité central du parti, et n'a pas fait mystère de son intention de briguer de nouveau le secrétariat général. Commentaire désabusé d'un ancien ministre : « Il est clair que Belkhadem est prêt à tout pour conserver la direction. Si la séance n'avait pas été encadrée par les services de sécurité, le vote aurait pu tourner à la foire d'empoigne. » Un député qui a pourtant voté pour lui ne cache pas son scepticisme quant à un hypothétique retour : « Une nouvelle candidature de Belkhadem déboucherait sur une scission, et de cela, personne ne veut. »
Deux noms circulent pour sa succession. Celui d'Aberrazak Bouhara, un ancien ministre, et celui de Salah Goudjil, sénateur depuis le mois dernier. Qu'il soit désigné par vote ou par cooptation, le prochain secrétaire général aura pour mission prioritaire d'apaiser les tensions, de préparer le prochain congrès (en septembre) et, bien sûr, la présidentielle d'avril 2014.

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