En acceptant de publier les communiqués du commando islamiste responsable de la prise d'otages d'In Amenas, l'Agence Nouakchott d'information (ANI), s'est attirée les foudres du quotidien algérien El-Watan.
L'Agence Nouakchott d'information (ANI) a-t-elle assuré la communication du jihadiste Mokhtar Belmokhtar ? Le petit groupe de presse privé mauritanien (dont dépendent le site et le quotidien Nouakchott Info, ainsi que Radio Nouakchott) est accusé par le quotidien algérien El-Watan d'avoir, dans sa couverture de la prise d'otages d'In Amenas, relayé la « propagande des terroristes ». Ayant la primeur de l'information, car directement contactée par le commando islamiste, l'ANI a accepté de publier leurs communiqués. En refusant toutefois, s'est-elle expliquée, de diffuser certaines de leurs déclarations et celles des otages. Également attaquée pour avoir relayé sur son site internet un article accusant les services de renseignement algériens d'être derrière l'attaque terroriste (resté en ligne plusieurs heures, il a ensuite été supprimé), l'ANI s'est justifiée en dénonçant un acte de piratage. Il n'empêche que la Haute Autorité de la presse et de l'audiovisuel (Hapa) mauritanienne a rappelé à l'ordre Mohamed Mahmoud Ould Aboulmaali, le directeur exécutif de la Mapeci (la société mère de l'ANI). En contact régulier avec les groupes islamistes installés au Nord-Mali - comme un autre site mauritanien, Sahara Media -, l'ANI est à ce jour la seule à avoir publié une interview de Mokhtar Belmokhtar, en novembre 2011.

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