Extension Factory Builder
30/01/2013 à 15:49
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Drones Predator stationnés sur une base américaine à Kandahar, en Afghanistan. Drones Predator stationnés sur une base américaine à Kandahar, en Afghanistan. © Sang-Hoon/Sipa

Depuis l'entrée en guerre de la France au Mali et l'attaque du site gazier d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie, les États-Unis ont décidé de déployer des drones armés en Afrique du Nord et en Afrique de l'Ouest, notamment à partir du Niger et du Burkina Faso.

L'une des toutes premières décisions de John Brennan, le nouveau directeur de la CIA, concerne l'envoi de drones américains pour cibler les chefs des groupes islamistes au Mali. Cela a été le cas en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Somalie et ailleurs au cours de la dernière décennie. Cette question occupe le chef de l'État américain Obama et ses conseillers, surtout depuis la montée de la menace islamiste au Sahel, consécutive au renversement de Kadhafi. En réalité, le déploiement de drones armés en Afrique du Nord avait peut-être déjà été acté depuis l'entrée en guerre de la France et l'attaque du site gazier d'In Amenas, dans le sud-est de l'Algérie.

Le Niger donne son accord pour des drones "de surveillance"

Selon une source proche du gouvernement nigérien, citée par l’AFP, le Niger a accepté, lundi 28 janvier, que les États-Unis déploient sur son territoire des drones de surveillance du Sahara, et plus précisément du Nord-Mali. Ils seront postés dans le nord du pays, dans la région désertique d'Agadez, à la frontière avec le Mali, l'Algérie et la Libye. Le commandement de l'armée américaine pour l'Afrique (Africom), qui coordonne les activités militaires américaines sur le continent, n'a pas souhaité faire de commentaire sur ce sujet sensible.

La seule base militaire africaine des États-Unis sur le continent se trouve à Djibouti, à environ 5 000 km du Mali. Washington y déploie déjà des drones, comme en Éthiopie, et en a déployé par le passé en Mauritanie ou au Burkina Faso, comme l’avait révélé en 2012 le Washington Post. Des négociations seraient d'ailleurs en cours avec Ouagadougou pour développer une base permanente de drones au Burkina. (Avec AFP)

Fonctionnant sans pilote, ces machines baptisées Predator et Reaper (« faucheuse ») peuvent survoler un territoire hostile pendant plus de quatorze heures. Les drones armés permettent de frapper, par surprise, des cibles avec des missiles ultrasoniques. On estime que les États-Unis disposent d'environ 8 000 drones, dont un millier sont armés. Israël est également un important constructeur de drones.

Comme les Mirage, ils nécessitent l'accès à des terrains d'aviation, des droits de survol dans les pays voisins. Ils requièrent aussi l'utilisation d'informateurs capables d'identifier des cibles potentielles, et de transmettre ces renseignements sensibles par des moyens électroniques. En Afghanistan, où les États-Unis ont très largement utilisé des drones, de tels informateurs ont souvent été capturés, torturés et exécutés par les talibans, après des aveux forcés. Reste à voir si les États-Unis peuvent monter des réseaux d'informateurs dans le Nord-Mali. Enfin, les frappes de drones, sans doute efficaces, sont aussi très controversées, car elles font de nombreuses victimes innocentes.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Mali

Moussa Mara : 'Il n'y aura pas de prime à l'impunité' au Mali

Moussa Mara : "Il n'y aura pas de prime à l'impunité" au Mali

Les priorités du Premier ministre malien, Moussa Mara ? La réforme territoriale, la reprise de l'aide du FMI et les négociations avec les groupes armés. Un domaine où il joue la carte de [...]

Mali : Casques bleus tchadiens excédés

Le 18 septembre, cinq Casques bleus tchadiens de la Minusma ont été tués au passage de leur véhicule sur un engin explosif dans les environs d'Aguelhok. C'est la troisième attaque[...]

Hajj : l'Afrique de l'Ouest dans les starting-blocks

Quelques semaines avant le début du hajj, l'Afrique de l'Ouest est parée pour ce grand pélerinage.[...]

Mali : grand nettoyage à Bamako

Pour revenir dans les bonnes grâces du FMI après plusieurs impairs difficilement justifiables, le Mali met les bouchées doubles pour sanctionner les fonctionnaires indélicats.[...]

Nouvelle ère pour Finagestion

 Rebaptisé Eranove, l'ex-Finagestion, holding de tête des compagnies d'électricité et d'eau en Côte d'Ivoire et au Sénégal ne veut plus être perçu comme un[...]

Terrorisme au Mali : identification de Meherig Djafar, le coup de pouce d'Interpol

La récente identification au Mali du jihadiste algérien Meherig Djafar démontre l'importance de la technologie dans la lutte contre le terrorisme.[...]

À Bamako, plusieurs milliers de manifestants disent non à la partition du Mali

Entre deux et trois milles personnes ont défilé jeudi à Bamako pour dénoncer toute velléité de partition du Mali.[...]

Christian Josz (FMI) : "Notre mission au Mali a été un grand succès"

Du 12 au 25 septembre, une mission du Fonds monétaire international a séjourné à Bamako pour faire la lumière sur un marché de 69 milliards de F CFA passé de gré à[...]

Mali - Ousmane Diarra : "Les jihadistes instrumentalisent la pureté de l'enfant"

Dans son troisième roman, La Route des clameurs, le conteur malien revient sur la terreur qui s'est abattue sur son pays. Et dissèque comment la folie s'est emparée des hommes.[...]

Suspense et morosité

L'enthousiasme qui avait saisi les acteurs économiques maliens après le sommet de Bruxelles, en mai 2013, au cours duquel une aide internationale de 4 milliards de dollars (3,25 milliards[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers