Extension Factory Builder
28/01/2013 à 16:44
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Image extraite du reportage diffusé sur France 2. Image extraite du reportage diffusé sur France 2. © France télévision

Un reportage sur "la menace salafiste" diffusé sur France 2 suscite la colère des Tunisiens, pour qui les médias français donnent de leur pays une image systématiquement négative.

Déjà agacés par la manière dont les médias français couvrent l'actualité de leur pays, les Tunisiens ne décolèrent plus depuis la diffusion le 17 janvier, sur la chaîne de télévision France 2, de « Tunisie : sous la menace salafiste », un reportage de l'émission Envoyé spécial, réalisé par l'agence Capa. Accusé de présenter une image biaisée de la réalité, désastreuse pour le tourisme local, le document a provoqué une vive controverse. Mais le pari est réussi pour France 2, dont l'émission a rassemblé 3,4 millions de spectateurs.

À l'origine, la chaîne voulait réaliser un reportage sur le salafisme aussi « vendeur » que celui diffusé sur M6 le 16 septembre 2012, deux jours après l'attaque de l'ambassade des États-Unis à Tunis. Le sujet est donné en sous-traitance à l'agence Capa. L'un de ses journalistes, Karim Baïla, contacte des spécialistes, dont l'islamologue Gilles Kepel, puis élabore un fil conducteur, prenant comme référence le reportage de M6. Objectif : montrer des barbus vociférants brandissant des drapeaux noirs. Mais une fois en Tunisie pour le tournage, Karim Baïla et son confrère Stephan Villeneuve jouent de malchance : les fondamentalistes ont adopté une position de repli et n'occupent plus la scène publique.

Forcer le trait

Les journalistes écument alors les quartiers où les salafistes sont censés être actifs et cherchent, via des médias locaux, à contacter des dirigeants de cette mouvance. Las, ceux-ci veulent monnayer leurs entretiens...

Les reporters profitent des Journées cinématographiques de Carthage pour interviewer des artistes, mais tous, à l'instar de la réalisatrice Sawssen Saya, refusent d'évoquer la menace intégriste : ils ont d'autres priorités. Pour répondre aux demandes de la rédaction d'Envoyé spécial, il faut néanmoins débusquer des salafistes, quitte à forcer le trait. Une algarade entre l'un de ces derniers et un soufi à la Foire internationale du livre de Tunis, puis une réunion de radicaux à Hammamet sont pain bénit pour une équipe qui peine à boucler son tournage faute de préparation, d'actualité et de contacts. Une trop maigre récolte pour que le résultat ne prête pas le flanc aux critiques...

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Tunisie : génération électro, reportage au coeur d'une révolution musicale

Tunisie : génération électro, reportage au coeur d'une révolution musicale

En Tunisie, quelques milliers de jeunes se sont rassemblés le week-end des 21 et 22 février pour le festival des Dunes électroniques, à Nefta, dans le désert, à une heure de route de Tozeu[...]

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Sexe, mensonge, pouvoir : la trilogie infernale

Du Français Dominique Strauss-Kahn au Malaisien Anwar Ibrahim, on ne compte plus les responsables politiques dont les moeurs débridées, ou supposées telles, ont brisé la carrière.[...]

Tunisie : Moez Sinaoui, le porte-parole

Moez Sinaoui est directeur de communication et porte-parole de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du palais de[...]

Tunisie : Rafaa Ben Achour, le légiste

Rafaa Ben Achour est conseiller de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du palais de Carthage.[...]

Tunisie : Mohsen Marzouk, le stratège

Mohsen Marzouk est ministre conseiller en charge des affaires politiques de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du[...]

Tunisie : Ridha Belhaj, le dircab

Ridha Belhaj est ministre directeur du cabinet de Béji Caïd Essebsi. C'est l'un des hommes forts du président. Portraits de ceux qui entourent et conseillent le nouveau locataire du palais de Carthage.[...]

Tunisie : les hommes du président Béji Caïd Essebsi

Conseillers, collaborateurs ou proches, ils bénéficient d'un accès direct au palais de Carthage. Et joueront un rôle clé dans le dispositif du nouveau chef de l'État.[...]

Tunisie : décès d'Abdelaziz Ben Dhia, ex-homme de confiance de Ben Ali

Abdelaziz Ben Dhia est décédé d’une longue maladie à Tunis, lundi 23 février, à l’âge de 79 ans.[...]

Gabon - Tropicale Amissa Bongo : le Tunisien Rafaa Chtioui s'épanouit loin de l'Europe

Ancien grand espoir du cyclisme ayant évolué dans des formations européennes, le Tunisien Rafaâ Chtioui, vainqueur dimanche de la 10e Tropicale Amissa Bongo, la plus grande course d'Afrique,[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/JA2716p019.xml0 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/JA2716p019.xml0 from 172.16.0.100