Extension Factory Builder
01/02/2013 à 08:05
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton. © AFP

Avant de passer le relais à John Kerry, la secrétaire d'État a lancé une ultime mise en garde contre le terrorisme islamiste en Afrique du Nord. Et prôné la plus grande fermeté.

Après 112 pays visités et plus de 1,5 million de km parcourus en quatre ans, Hillary Clinton ne voulait surtout pas rater sa sortie. Tour à tour combative, chaleureuse, professorale et à l'écoute, la secrétaire d'État américaine a visiblement réussi son grand oral devant les commissions des Affaires étrangères du Sénat et de la Chambre des représentants, le 23 janvier. Cette audition vient clore le « Benghazigate », qui avait éclaté après la mort, en septembre 2012, de l'ambassadeur Christopher Stevens et de trois autres Américains. L'attentat de Benghazi avait lourdement pesé sur la campagne présidentielle et au-delà, réduisant à néant les ambitions de Susan Rice, actuelle ambassadrice à l'ONU, qui se voyait succéder à Hillary Clinton.

Le département d'État échoit finalement à John Kerry, dont la nomination a été confirmée par le Congrès le 29 janvier et que Clinton a officiellement adoubé le 24 janvier. Une formalité pour celui qui présidait, jusque-là, la même commission des Affaires étrangères du Sénat.

Boîte de pandore

Lors de son audition, Clinton a prévenu que la lutte « contre la menace jihadiste galopante » en Afrique du Nord serait longue et difficile. Prenant la guerre française au Mali en exemple, la secrétaire d'État a souligné qu'Al-Qaïda s'est renforcée et réarmée dans la région, dans la foulée des révolutions arabes.

Elle a cité deux pays alliés des États-Unis, directement visés : le Nigeria et la Libye, qui disposent d'importantes réserves d'hydrocarbures. « La boîte de Pandore que constituent les armes provenant de ces pays est l'une des principales menaces qui pèsent sur notre sécurité », a-t-elle ajouté. Selon elle, il ne fait « aucun doute » que les terroristes qui ont pris d'assaut le site gazier d'In Amenas en Algérie ont récupéré des armes en Libye et que des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont également puisé dans l'arsenal de guerre du régime de Kadhafi. « Il est essentiel que les États-Unis continuent à prendre les devants au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Nous ne pouvons pas nous permettre de reculer. Quand l'Amérique est absente, l'extrémisme s'enracine, nos intérêts en pâtissent et notre sécurité intérieure est menacée. »

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

International

Naufrages de migrants en Méditerranée : le silence des dirigeants africains

Naufrages de migrants en Méditerranée : le silence des dirigeants africains

  Les dirigeants africains se montrent remarquablement silencieux sur les naufrages de migrants en Méditerranée, qui concernent pourtant nombre de leurs citoyens, en particulier dans l'ouest du continent, une cr[...]

Tomi, IBK, Bongo : des écoutes embarrassantes

Des chefs d’Etat étrangers, qui plus est des amis de la France, écoutés dans le cadre d’investigations judiciaires ? Voilà qui, d’un point de vue diplomatique, et même si[...]

François Durpaire : "La commémoration de la fin de l'esclavage est l'affaire de tous"

François Durpaire est historien, membre du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage.[...]

Birmanie : les nouveaux boat people

Plus d'un million de Rohingyas, musulmans, sont privés de tout droit et confinés dans des camps de déplacés dans des conditions déplorables. Leur seul espoir ? Fuir par la mer. Au[...]

Niger - Putsch de Seyni Kountché : et si la France n'y était pour rien ?

On croyait tout savoir de la chute du président Diori, en 1974. Mais des archives encore confidentielles suggèrent que le putschiste Seyni Kountché a pris tout le monde de court. Y compris Paris.[...]

Barack Obama à Béji Caïd Essebsi : "Les États-Unis croient en la Tunisie"

À l'ocassion de la réception de Béji Caïd Essebsi à la Maison blanche jeudi, le président amréicain Barack Obama a annoncé son intention d'accorder à la Tunisie le[...]

"Princess of North Sudan" : Disney accusé de glorifier le colonialisme

Le prochain Disney, encore dans les cartons, s'appuie sur l'histoire vraie d'un Américain venu planter l'étendard familial dans le nord du Soudan pour faire de sa fille une "princesse"... Au mépris[...]

Attentat du Bardo en Tunisie : doutes sur l'implication du suspect marocain arrêté en Italie

Un nouveau suspect a été appréhendé mercredi à Gaggiano, en Italie, dans le cadre de l'affaire de l’attentat du Bardo. Mais les premiers éléments laissent à penser[...]

Chine-Taïwan : nuages noirs sur le détroit

À huit mois d'une élection présidentielle à haut risque, la poignée de main très médiatisée entre Xi Jinping et Eric Chu Li-luan ne doit pas faire illusion :[...]

Génocide des Tutsis au Rwanda : déjà condamné en Allemagne, Rwabukombe sera rejugé

L'ancien maire rwandais Onesphore Rwabukombe, condamné l'an passé pour "complicité" dans le génocide des Tutsis en 1994, encourt désormais la perpétuité. Il est[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers