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29/01/2013 à 16:30
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Dioncounda Traore (g) et Laurent Fabius, le 29 janvier à Addis Abeba. Dioncounda Traore (g) et Laurent Fabius, le 29 janvier à Addis Abeba. © Simon Maina/AFP

Les autorités maliennes espèrent pouvoir organiser des élections crédibles d'ici à la fin de l'année. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, dans un pays traumatisé par la guerre contre les jihadistes.

En pleine reconquête de son territoire, le Mali réfléchit parallèlement à la sortie de crise et devrait dans une quinzaine de jours présenter à ses partenaires une nouvelle feuille de route dont les principales étapes sont les suivantes : 1. libération du Nord ; 2. organisation d'une concertation avec les principales communautés du pays ; 3. préparation des élections. « Il nous faudra entre six et neuf mois pour mener à bien l'identification, l'enrôlement biométrique, l'adoption de la liste électorale et la distribution des cartes d'identité et d'électeur. Nous travaillons déjà au recensement des populations », explique un diplomate.

Fort du soutien de la communauté internationale, qui a promis lors d’une conférence à Addis Abeba, le 29 janvier, d’aider le Mali à hauteur de 455,53 millions de dollars, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, s’est quant à lui montré très optimiste. Il a exprimé sa « détermination à organiser le plus rapidement possible, en tout cas, (c'est) notre souhait, avant le 31 juillet 2013, des élections propres c'est-à-dire transparentes et crédibles ».

"Un seul agenda"

« Je voudrais réitérer notre engagement à conduire la transition en cours au Mali avec un seul agenda : le recouvrement des terrritoires occupés (par les insurgés islamistes) du Nord mais aussi et surtout le retour du Mali à une situation constitutionnelle normale », a ajouté Dioncounda Traoré, toujours en bute à l'hostilité des militaires putschistes emmenés par le capitaine Amadou Haya Sanogo.

Mais la stabilisation du mali risque d’être longue. Pendant que se tenait à Addis la conférence des donateurs pour le Mali, à Tombouctou, ville reconquise la veille par les soldats français et maliens, des actes de pillages se produisaient dans des magasins supposés appartenir à des « Arabes », des « Algériens » ou encore « des Mauritaniens », souvent assimilés aux islamistes, qui ont pris la fuite après avoir incendié un centre culturel abritant des dizaines de milliers de manuscrits. Dans certaines boutiques, des munitions et des radios militaires ont été découvertes, a constaté l'AFP.

Mais l'essentiel de la population était occupée à se saisir de tout ce qui traînait, télévisions, antennes satellite, nourriture, meubles, vaisselle... Certains se battaient pour la possession d'objets, d'autres défonçaient les portes métalliques verrouillant les échoppes, dont certaines ont été intégralement vidées en quelques minutes.

En milieu de matinée, des soldats maliens sont arrivés, mettant fin au pillage. « On ne va pas laisser les gens piller. Mais il est vrai que des munitions ont été trouvées dans certains magasins », a indiqué un officier malien. Ce qui indique vraisemblablement des liens entre les islamistes et certains commerçants.

Un soldat malien disperse des femmes qui pillent des boutiques dans les rues de Tombouctou, le 29 janvier 2013.

© Eric Feferberg/AFP

(Avec AFP)

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