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24/01/2013 à 16:18
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Rebelles du Nord, à Gao, le 14 janvier. Rebelles du Nord, à Gao, le 14 janvier. © AFP

Depuis le début de l'intervention militaire franco-africaine au Mali, les groupes islamistes armés ont subi des pertes humaines et matérielles. Mais restent dotés de moyens importants.

  • Pertes humaines

Les pertes d'Aqmi, du Mujao et d'Ansar Eddine ont pour l'essentiel été subies lors de la bataille de Konna, à partir du 9 janvier (une centaine de morts selon les estimations d'experts militaires français), ainsi que durant les bombardements des villes de Kidal, Douentza et Gao menés dès le 12 janvier (une soixantaine de morts). Ce type d'opération a été renouvelé à Léré, où se trouvaient des réserves de munitions et de carburant, dans la nuit du 13 au 14 janvier.

S'ajoutent des attaques contre des objectifs d'opportunité : on peut supposer que les jihadistes perdent quelques dizaines d'hommes au cours de tels raids, comme récemment à Tombouctou.

Des cadres auraient également disparu, en particulier deux lieutenants d'Iyad Ag Ghaly, le chef d'Ansar Eddine. Autre « dommage humain » : l'atteinte portée au moral de l'adversaire. De fait, de nombreux auxiliaires ou transfuges du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) ont cédé à la panique et se sont dispersés. Et la chaîne de commandement d'Ansar Eddine a ainsi été disloquée. Une partie de ses combattants, menés par Alghabass Ag Intalla, ont en outre fait sécession et rélament désormais l'arrêt des hostilités.

  • Puissance de feu réduite

Les pertes de matériel sont plus faciles à estimer par les militaires, grâce aux missions menées par les Mirage et aux observations de toutes natures (satellites, drones, forces spéciales au sol). Dans les premiers jours de l'opération Serval, les jihadistes auraient perdu environ une quarantaine de véhicules légers - dont plusieurs armés de mitrailleuses lourdes ou de lance-roquettes -, au moins quatre blindés et onze chars légers, qui avaient été pris à l'armée malienne.

  • Logistique désorganisée

La destruction des infrastructures est une priorité : à moyen terme, cela nuira à la cohésion des groupes armés par l'érosion de leur commandement, et provoquera des difficultés d'approvisionnement en carburant et en munitions. En outre, l'anéantissement des camps d'entraînement, déjà bien avancé, entravera le recrutement de nouveaux combattants.

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