Les armes parlent au Mali, mais le Burkinabè Blaise Compaoré n'a pas tiré un trait sur sa mission de médiateur.
Des pourparlers doivent en effet s'engager à Ouagadougou, où se trouvent déjà des émissaires du MNLA et d'Ansar Eddine. La tâche s'annonce ardue, mais les médiateurs ne perdent pas espoir. « La porte du dialogue reste ouverte, même si nous étions en veilleuse depuis le début des opérations militaires », indique l'un d'eux. Principale difficulté : rétablir le dialogue avec Ansar Eddine, alors que, de l'aveu même d'un médiateur, Iyad Ag Ghali, en participant à l'attaque des groupes jihadistes et en « violant ses engagements », s'est « discrédité ». La présence du chef touareg a été signalée à Boni, dans la région de Douentza, deux jours avant l'offensive des islamistes sur Konna. Depuis, les rumeurs les plus alarmistes courent sur son compte. Pourtant généralement bien informés, les médiateurs ignorent où, et dans quel état, il se trouve.

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