Extension Factory Builder
11/01/2013 à 11:28
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
L'interdiction des sacs plastiques est un défi. L'interdiction des sacs plastiques est un défi. © AFP

Le 1er janvier, la Mauritanie et le Mali ont à leur tour interdit la production, la vente et l'usage de ce type d'emballages.

Le Rwanda a été pionnier, en 2004. Puis ont suivi, entre autres, le Gabon, le Togo, la RDC, le Congo, le Ghana, l'Afrique du Sud, le Tchad ou encore le Maroc, où l'ensemble de la grande distribution s'est mis aux sacs biodégradables. Aujourd'hui, c'est au tour de la Mauritanie et du Mali de s'attaquer au fléau du sac plastique, responsable de la souillure des paysages, de la pollution des sols et de l'empoisonnement de la faune. L'interdiction de les fabriquer, de les vendre et de les utiliser y est entrée en vigueur le 1er janvier.

Et ce n'est pas fini, puisque la Côte d'Ivoire et l'Algérie envisagent elles aussi de légiférer. « Il y a une vraie volonté politique », assure Philippe Michon, représentant pour l'Afrique de Symphony Environmental, une société britannique qui distribue un additif chimique rendant les sacs biodégradables en trois ans. Cette dernière technologie est l'une des solutions de substitution, avec le sac en papier et le sac végétal (à base d'amidon de maïs notamment).

Informel

Reste que la mise en oeuvre de l'interdiction n'est pas une sinécure, notamment dans le secteur informel, qui échappe bien souvent aux lois. De plus, certains domaines d'activité, comme l'agroalimentaire, peuvent difficilement se passer du plastique : ainsi, au Rwanda, l'utilisation de cette matière a été réhabilitée dans certains cas. Les États sont également soumis aux pressions des producteurs de sacs eux-mêmes, qui, à moins d'investir massivement, sont menacés de disparaître avec une telle interdiction. En Mauritanie, par exemple, on trouve une douzaine de lignes de production.

« Nous voyons avec tristesse nos emballages se répandre dans la nature. C'est la raison pour laquelle nous avons réduit l'épaisseur de nos produits et créé une filière de recyclage », explique un industriel à Dakar, où aucune législation n'existe.

Si, comme au Togo, de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été lancées dans les pays ayant interdit le sac plastique, une législation sans contrôle ni sanction reste inutile, comme a pu le constater le Tchad. La Mauritanie prévoit donc jusqu'à un an de prison et 1 million d'ouguiyas (2 475 euros) d'amende pour les contrevenants. Le prix à payer pour faire disparaître ces si peu naturelles « fleurs du Sahel ». 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Afrique Subsaharienne

Comores : issue incertaine pour le second tour des législatives

Comores : issue incertaine pour le second tour des législatives

Le second tour des législatives aux Comores verra s'affronter dans un face-à-face à l'issue incertaine, le parti du président Ikililou Dhoinine à celui de son prédécesseur, Ahm[...]

Musique : Elba chante Madiba

Il l'a incarné à l'écran, il le raconte aujourd'hui en chanson. L'acteur et DJ britannique rend hommage au Sud-Africain dans son dernier album, Mi Mandela.[...]

Burkina Faso : on ne touche pas à la sécurité présidentielle

Yacouba Isaac Zida a connu le 30 décembre ses premières sueurs froides en tant que Premier ministre burkinabè de la transition.[...]

CAN 2015 - Ibrahima Conté : "Nous pouvons écrire une page de l'histoire du foot guinéen"

Qualifiée par tirage au sort aux dépens du Mali, la Guinée se prépare à affronter la Ghana dimanche à Malabo (17 heures) en quarts de finale de la CAN. Un rendez-vous face à un[...]

Largement consacré à Boko Haram, le sommet de l'UA s'est ouvert à Addis-Abeba

Le 24e sommet des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africain (UA) s'est ouvert ce vendredi matin à Addis-Abeba. Un de ses objectifs annoncé est la concrétisation d'une force multinationale[...]

Trafic de bébés au Niger : la justice se déclare incompétente

Se déclarant incompétent, le tribunal correctionnel de Niamey a décidé vendredi d'abandonner les poursuites à l'encontre d'une vingtaine de personnes accusées d'avoir participé[...]

Afrique du Sud : qui est Eugène de Kock, le "tueur numéro 1" de l'apartheid ?

Le ministre sud-africain de la Justice a accordé vendredi la liberté conditionnelle à Eugene de Kock, le plus célèbre tueur de l'apartheid, responsable de kidnappings, de tortures et[...]

CAN 2015 : Ibenge et Le Roy se renvoient la balle avant le quart de finale RDC - Congo

"Le favori, c'est l'autre ! ". Florent Ibenge et Claude Le Roy évoquent pour "Jeune Afrique" le derby qui opposera, samedi 31 janvier à Bata, la RDC et le Congo lors d'un quart de finale de CAN[...]

Ebola - David Nabarro : "Non, la situation n'est pas sous contrôle"

David Nabarro, envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour Ebola, analyse la récente baisse du nombre de nouveaux cas de malades enregistrés dans les pays touchés par[...]

Le président zimbabwéen Robert Mugabe désigné président en exercice de l'Union africaine

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 90 ans, a été désigné vendredi par ses pairs pour prendre la présidence tournante de l'Union africaine, lors du 24e sommet de l'organisation[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/JA2713p015.xml0 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/JA2713p015.xml0 from 172.16.0.100