Quelques jours après le drame de la nuit de la Saint-Sylvestre à Abidjan, qui a fait 60 morts, les interrogations subsistent quant à l'organisation des forces de sécurité de la capitale.
Le président Alassane Ouattara est déterminé à faire toute la lumière sur les circonstances du drame de la nuit de la Saint-Sylvestre, qui a fait 60 morts et 49 blessés à Abidjan parmi les spectateurs du feu d'artifice tiré à l'occasion du nouvel an. Informé vers 9 heures du matin - soit près de six heures après le drame - par Hamed Bakayoko, le ministre de l'Intérieur, le chef de l'État a annulé la célébration de son 71e anniversaire dans la cité balnéaire d'Assinie pour se rendre sur les lieux.
Trou béant
Selon nos informations, l'événement était organisé par le district d'Abidjan et sa sécurité assurée par les policiers de la ville. Mais plusieurs axes d'accès au Plateau, non loin de la présidence, avaient été bloqués par la garde républicaine, rendant plus difficile la circulation des piétons. Au moins une dizaine de personnes qui croyaient échapper à la bousculade ont trouvé la mort dans un trou béant à proximité du stade Félix-Houphouët-Boigny, sur un terrain appartenant, de bonne source, à une haute personnalité de la République, qui y ferait construire un hôtel.
Chargés de l'enquête, le commissaire Honoré Niagne, de la police criminelle, et ses collaborateurs ont auditionné le 2 janvier Robert Beugré Mambé, gouverneur du district d'Abidjan. Ce drame remet en question l'organisation des forces de sécurité dans la ville d'Abidjan, où plusieurs unités (police, armée) travaillent sans réelle coordination ni plan d'évacuation, et conduit à s'interroger sur la lenteur et l'inefficacité des secours.

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