Extension Factory Builder
27/12/2012 à 15:36
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Driss Lachgar a été élu à la tête de l'USFP le 16 décembre. Driss Lachgar a été élu à la tête de l'USFP le 16 décembre. © Hassan Ouazzani pour J.A.

L'ancien ministre marocain des Relations avec le Parlement, Driss Lachgar, prend les rênes d'une USFP affaiblie. Sa recette pour guérir ? Une cure d'opposition.

À 58 ans, Driss Lachgar a été élu, le 16 décembre, premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), principale formation de la gauche marocaine, au terme d'un duel de second tour avec Ahmed Zaïdi, le chef du groupe parlementaire à la Chambre des représentants. Celui-ci a eu beau dénoncer des « pressions » et des « fraudes », la victoire de Lachgar n'a surpris personne. Pas même les déçus du scrutin qui ont annoncé aussitôt leur démission : Ali Bouabid, fils d'Abderrahim Bouabid, l'un des fondateurs du parti, Mohamed Lahbabi, compagnon de route de ce dernier, ou Montassir Sakhi, chef de file des ittihadis (membres de l'USFP) du Mouvement du 20-Février.

Il n'empêche : Lachgar est un militant apprécié par la base. Au lendemain de la nomination d'Abdelilah Benkirane au poste de chef du gouvernement, fin 2011, c'est lui qui a annoncé, en direct à la télévision, que l'USFP rejoignait l'opposition, brûlant la politesse au Conseil national, qui devait statuer sur la question. L'opposition : un âge d'or pour les socialistes, qui constatent que leur participation au gouvernement d'alternance, après 1998, s'est accompagnée d'une baisse de popularité continue.

Activisme

Lachgar avait déjà défendu cette ligne lors du congrès de 2008 - en vain -, avant de menacer de s'allier aux islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) contre le Parti Authenticité et Modernité (PAM). Cet activisme à tous crins lui avait valu un portefeuille ministériel en janvier 2010. Ministre chargé des Relations avec le Parlement, il s'était attelé à la tâche en songeant à l'époque où il était chef du groupe socialiste à la Chambre. Époque, aussi, où il croisait le fer avec El Mostafa Ramid, son alter ego du PJD, au sujet de la législation antiterroriste. Depuis l'arrivée des islamistes au gouvernement, Lachgar ne jure plus que par l'opposition frontale, avec, comme allié objectif, Hamid Chabat, le secrétaire général de l'Istiqlal.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Maroc

Le patron du fisc marocain prend la tête de la CDG

Le patron du fisc marocain prend la tête de la CDG

Le nom du nouveau directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion est désormais connu. Il s'agit d'Abdellatif Zaghnoun, actuel directeur général des impôts. Pur produit d[...]

Abdellah Taïa, une errance parisienne

Tourmenté, l'écrivain Abdellah Taïa semble l'être autant que les personnages de son nouveau roman, une prostituée et un transsexuel exilés en France. Comme eux, il poursuit une longue[...]

France : la Cour de cassation valide le mariage d'un couple homosexuel franco-marocain

Après dix-huit mois de quiproquo judiciaire, la Cour de cassation française a validé mercredi le mariage d'un couple homosexuel franco-marocain. Le parquet s'opposait à la légalité de[...]

Immobilier : Zinafrik lance un mégaprojet logistique au Maroc

Selon les informations recueillies par "Jeune Afrique", le groupe marocain Zinafrik, spécialisé dans la sidérurgie, l'immobilier et la logistique, a conclu un partenariat stratégique avec[...]

Vidéo : jusqu'où ira la crise diplomatique franco-marocaine ?

Tout a commencé il y a près d'un an, le 20 février 2014, lorsque des policiers porteurs d'une convocation adressée par un juge d'instruction au directeur de la sécurité intérieure[...]

France : le Conseil constitutionnel valide la déchéance de nationalité d'un jihadiste franco-marocain

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi la déchéance de la nationalité française d'un jihadiste franco-marocain condamné pour terrorisme. Une décision qui était[...]

France-Maroc : Salaheddine Mezouar reporte sa visite à Paris

Prévue vendredi prochain, la visite en France du ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, censée débloquer la crise diplomatique entre Paris et Rabat, a été[...]

Six ans de prison requis en France à l'encontre d'un "cyberjihadiste" marocain

Devant le tribunal correctionnel de Paris, le procureur a requis mardi six ans de prison et une interdiction définitive du territoire français à l'encontre de Fahd Jobrani, un "cyberjihadiste"[...]

Pour Carlos Ghosn, le "Nigeria est le Brésil de demain"

Pour Carlos Ghosn, le décollage du marché automobile nigérian n'est qu'une question de temps. Et l'alliance Renault-Nissan dont il est le patron se positionne déjà pour être[...]

Mezouar à Paris : réconciliation en vue entre le Maroc et la France ?

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, sera à Paris vendredi 23 janvier. Objectif : "Surmonter définitivement et durablement les obstacles qui entravent la[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers
Purging www.jeuneafrique.com/Article/JA2711p018-019.xml2 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/JA2711p018-019.xml2 from 172.16.0.100