Dans le Nord-Mali, islamistes et jihadistes se réorganisent sur des bases clairement ethniques. Une façon pour le Touareg Iyad Ag Ghali, chef d'Ansar Eddine, d'accroître sa mainmise.
Touaregs... Ansar al-Charia, pour les Maures et les Bérabiches... Bientôt un groupe armé composé de Songhaïs et de Peuls... Dans le Nord-Mali, islamistes et jihadistes se réorganisent sur des bases clairement ethniques. Une source sécuritaire malienne ne doute pas un instant que le Touareg Iyad Ag Ghali, chef d'Ansar Eddine, soit à la manoeuvre : « Maintenir l'unité d'un groupe comprenant des Maures, des Bérabiches et des Touaregs était trop compliqué. Il a préféré les séparer et rester le chef qui coordonne les actions sur le terrain. » Mais, pour lui, c'est aussi une façon d'accroître son poids à la table des négociations amorcées à Ouagadougou avec les autorités maliennes et d'affaiblir Al-Qaïda au Maghreb islamique. « S'ils n'ont plus d'appuis locaux, ils seront obligés de songer à des solutions de rechange », ajoute notre source. La fuite, peut-être ?

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