Extension Factory Builder
24/12/2012 à 10:54
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
François Bozizé a laissé les clés de la défense à son fils Francis. François Bozizé a laissé les clés de la défense à son fils Francis. © Vincent Fournier pour JA

Le gouvernement centrafricain exige, comme préalable à l'ouverture des négociations de Libreville avec la rébellion Séléka, que cette dernière quitte immédiatement les villes qu'elle occupe. Celle-ci vient pourtant de prendre Kaga Bandoro, au centre nord. Comment François Bozizé, le chef de l'État et, en face, le chef de la rébellion Michel Am Nondokro Djotodia, vivent-ils cette nouvelle crise qui secoue la Centrafrique depuis le 10 décembre ?

(Mis à jour le 25 décembre, à 17h30)

À la tête de la coalition rebelle Séléka, qui, entre le 10 et le 20 décembre, s'est emparée de plusieurs localités de l'est et du nord de la Centrafrique au point de menacer directement la capitale, Michel Am Nondokro Djotodia (63 ans) est un récidiviste. Civil, ex-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala, au Soudan, cet originaire de la Vakaya avait déjà participé à une rébellion à la fin de 2006 avant de se réfugier à Cotonou, au Bénin. Incarcéré, puis libéré quelques mois plus tard, il avait évincé Abakar Sabone et Zakaria Damane de la direction du mouvement avant de réapparaître, début 2012, à la frontière soudano-centrafricaine.

L'offensive brutale de Séléka, dont on s'accorde à dire qu'elle aurait pu déboucher sur la prise rapide de Bangui si les troupes tchadiennes ne s'étaient pas interposées, a contraint le président François Bozizé à endosser de nouveau son uniforme. Après avoir écarté le chef d'état-major, le général Guillaume Lapo - dont les relations avec son fils, le ministre de la Défense Francis Bozizé, étaient notoirement mauvaises -, il est lui-même monté au front par la route, les 18 et 19 décembre, pour regrouper ses troupes en débandade au lendemain de la perte de Bria, consciencieusement pillée par les rebelles.

Avant de s'envoler pour le sommet régional de N'Djamena consacré à la crise centrafricaine, le 20 décembre au soir, François Bozizé a confié les clés de la défense de la capitale à son fils Francis et aux trois ex-officiers français qui encadrent désormais la garde présidentielle. Ces derniers ont été mis en place récemment par le général Jean-Pierre Pérez, ancien conseiller à la présidence et désormais à la tête d'une société privée de sécurité militaire

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Centrafrique

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Wikipédia : le classement des chefs d'État africains les plus populaires

Créé en 2001, Wikipédia s'est imposé depuis comme l'encyclopédie numérique la plus consultée au monde. Participative, elle rassemble des informations collectées par les utili[...]

Centrafrique : la suite de l'accord de Brazzaville

Après le cessez-le-feu entre groupes armés centrafricains conclu à Brazzaville le 23 juillet, reste à mettre en musique cet accord pour éviter qu'il ne reste lettre morte.[...]

Tchad : une préfecture pour Baba Laadé, un cadeau empoisonné ?

L’ancien rebelle Abdelkader Baba Laadé, revenu à la légalité il y a plus d'un an, a été nommé préfet de la Grande Sido, région frontalière avec la [...]

Centrafrique : scepticisme à Bangui après l'accord de Brazzaville

L'accord de cessation des hostilités signé mercredi à Brazzaville sera-t-il appliqué ? En Centrafrique, ils sont peu à y croire.[...]

Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique

À Brazzaville, où a finalement été signé un accord de cessez-le-feu a minima, le 23 juillet, la grande majorité des groupes armés de la crise centrafricaine était[...]

Centrafrique : les groupes armés signent un accord de fin des hostilités à Brazzaville

Mercredi soir, les délégués du forum de Brazzaville pour la réconciliation en Centrafrique ont signé un accord de cessation des hostilités. Il doit prendre effet immédiatement sur[...]

Centrafrique : l'ex-Séléka accepte de signer l'accord de cessez-le-feu à Brazzaville

Après avoir refusé de participer aux négociations de paix sur la Centrafrique à Brazzaville, l'ex-Séléka a finalement accepté mercredi de signer l'accord de cessation des[...]

Centrafrique : un accord de paix sera-t-il signé in extremis à Brazzaville ?

Neuf chefs militaires de l'ex-Séléka sont arrivés mardi soir à Brazzaville. Les autorités congolaises espèrent que leur présence permettra de débloquer les[...]

Centrafrique : les négociations de paix suspendues à Brazzaville

Les négociations pour la paix en Centrafrique ont été suspendues mardi à Brazzaville en raison de l'absence des représentants de l'ex-rébellion de la Séléka. Il reste moins[...]

Centrafrique : Jean-Serge Bokassa croit en son "destin politique"

Un brin mégalo, Jean-Serge Bokassa ose tout. Y compris se rêver en homme providentiel dans ce pays que son père dirigea jusqu'en 1979. La présidentielle de 2015 ? Il y pense très[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers