Né en France, Zinédine Zidane, le champion du monde de football en 1998, jouit également d'une énorme popularité en Algérie, le pays de ses parents.
Sa carrière s'est achevée quelques minutes trop tôt, un soir de juillet 2006 à Berlin, en finale de la Coupe du monde que la France aurait peut-être remportée... Malgré ce coup de tête, diffusé en mondiovision, l'aura de Zinédine Zidane n'a pas été altérée. Ce fils d'immigrés algériens est au panthéon du football, où il côtoie Pelé, Beckenbauer, Maradona, Cruyff, Messi ou son compatriote Michel Platini.
Smaïl Zidane est arrivé en France en 1953, en quête d'un quotidien moins pénible que celui d'Aguemoune Ath Slimane, un village de la wilaya de Bejaïa, en petite Kabylie. Il ne se doutait probablement pas que l'un de ses cinq enfants (une fille, quatre garçons) deviendrait riche, célèbre et adulé. Le petit Zinédine a grandi dans les quartiers Nord de Marseille, la ville qui n'a jamais su déceler son talent. Il s'est construit à Cannes d'abord, à Bordeaux ensuite, où il est devenu international français en août 1994, marquant deux buts pour la première de ses 108 sélections, face à la République tchèque. Et il s'est définitivement installé au sommet du football planétaire en fréquentant la Juventus de Turin puis le Real Madrid, et en devenant champion du monde en 1998 et champion d'Europe deux ans plus tard avec l'équipe de France.
Patrimoine national
Pendant sa carrière faite de titres (quinze au total), de récompenses (Ballon d'or en 1998, meilleur joueur mondial en 1998, 2000 et 2003) et de coups de génie, Zinédine Zidane s'est souvent réfugié derrière le mur du secret. Sa parole est rare, sa timidité presque maladive. Impulsif sur le terrain et très attentif à tout ce qui peut se dire ou s'écrire sur lui, il appartient à cette catégorie de personnalités à qui l'on pardonne (presque) tout.
De l'autre côté de la Méditerranée, l'ancien capitaine des Bleus est aussi adulé. Il a confié à son père la gestion de la Fondation Zidane, dont la vocation est de venir en aide aux populations pauvres d'Algérie, et chacune de ses visites déplace les foules. Zidane y est reçu comme un chef d'État, et le président Bouteflika l'a accueilli au palais présidentiel en 2006, puis en 2010. Pour beaucoup d'Algériens, il fait aussi partie du patrimoine national...

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